Le FMI évoque les progrès réalisés par la Tunisie

L’équipe du FMI ouvrira de nouvelles discussions avec les autorités suite aux « progrès réalisés par la Tunisie dans la compréhension des politiques de réforme », a fait savoir Gerry Rice.

Où en sont le Fonds Monétaire International (FMI) et la Tunisie dans leurs discussions devant porter sur les réformes qui devront être engagées dans le cadre du lancement d’un nouveau programme d’appui financier ?

Si certains experts continuent de broyer du noir, annonçant à tout bout de champ que les pourparlers entre le FMI et la Tunisie vont se solder par un échec, le Fonds lui-même, fait état de « bons progrès » dans ses discussions avec le gouvernement tunisien.

Le FMI a d’ailleurs annoncé, hier, qu’une de ses équipes se rendra en Tunisie à la fin du mois de mars pour de nouvelles discussions sur un éventuel programme de financement, citant au passage, les bons progrès réalisés dans ces discussions à ce jour.

Le porte-parole du FMI, Gerry Rice, a expliqué que cette visite intervient après plusieurs mois de consultations avec les autorités tunisiennes sur leur demande d’un programme soutenu par le Fonds.

L’équipe du FMI ouvrira de nouvelles discussions avec les autorités suite aux « progrès réalisés par la Tunisie dans la compréhension des politiques de réforme », a fait savoir Gerry Rice.

Le FMI devra toutefois obtenir l’accord de toutes les parties concernant les réformes à entreprendre. Entendez-là que l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) aura son mot à dire dans ces discussions. Les responsables du FMI, qui rencontrent aussi régulièrement des parties prenantes extérieures, dont l’UGTT, seront-ils fixés ?

Son secrétaire général, Noureddine Taboubi a d’ailleurs rappelé que la Centrale syndicale ne validera pas les réformes douloureuses proposées par la Tunisie dans le cadre d’un accord, notamment un gel des salaires et la suspension des recrutements dans la fonction publique pendant 5 ans ainsi que la levée des subventions jusqu’à 2026.

Selon le FMI, ce programme de réformes en cours de discussion a été préparé par le gouvernement et non par le bailleur de fonds. « Le programme de réforme qui est discuté avec le FMI est un programme préparé par les autorités tunisiennes », a déclaré un second porte-parole du FMI. « Nous avons été engagés avec les autorités au cours des derniers mois pour essayer de comprendre leurs politiques de réforme », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de l’Etat, Kaïes Saïed aura également son mot à dire. Le 24 février, il s’était accordé avec la Cheffe du Gouvernement, Najla Bouden sur l’existence « de lignes rouges dans nos discussions avec le FMI ».

Rappelons que Les discussions entre le Fonds Monétaire international (FMI) et les autorités tunisiennes ont démarré, à distance, le 14 février 2022.

L’accord avec le FMI est indispensable pour la Tunisie. C’est ce que ne cesse de répéter la ministre des Finances pour alerter contre une nette dégradation de la situation financière et pour souligner l’obligation d’entretenir les réformes nécessaires.

« Un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) s’avère indispensable pour assurer les équilibres budgétaires de l’Etat », a-t-elle laissé entendre.

Autant dire que cette institution financière n’a pas cessé de le répéter. La Tunisie doit revoir sa stratégie en matière de masse salariale, d’emploi et de subvention.

Aujourd’hui, la Tunisie est dans l’impasse, et seules des réformes douloureuses qui risquent de provoquer une explosion sociale peuvent sauver à long terme la situation.

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