Que se passe-t-il à la Télévision nationale ?

S’agit-il d’une tentative de mettre la main sur cet établissement public et de porter atteinte à sa ligne éditoriale ?

Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a décidé, mercredi 9 mars, au terme d’une réunion avec des journalistes de la télévision nationale, d’observer, demain vendredi 11 mars 2022, un mouvement de protestation, devant le siège de l’établissement et de porter le brassard rouge pour dénoncer une « dérive éditoriale ».

Il a été également convenu d’adopter « le principe de la grève générale » et de charger le bureau exécutif de coordonner avec le syndicat de base de la télévision nationale sur le timing et les modalités de la grève.

Selon la motion professionnelle publiée à l’issue de la réunion, ce mouvement contestataire survient sur fond des tentatives de la chargée de gestion de l’établissement de « détourner la ligne éditoriale de l’établissement, de museler le droit syndical, de dissuader les journalistes et les photojournalistes et d’exclure délibérément les voix s’opposant à sa politique interne ».

Les participants ont mis en garde contre les tentatives visant à porter atteinte à la crédibilité de la télévision nationale, dénonçant à ce titre toute forme de « manipulation propagandiste ».

Ils ont par ailleurs fustigé le « laxisme » du gouvernement face aux revendications légitimes des journalistes de la télévision, regrettant un « manque d’intérêt » envers des questions liées aux médias publics.

Commentaires: