Depuis 2021, la BM a octroyé à la Tunisie un milliard de dollars

Le vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ferid Belhaj est revenu sur les impacts de la crise russo-ukrainienne sur la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), dont notamment la Tunisie.

Pour lui, si ces deux pays semblent éloignés de la Tunisie, les échanges commerciaux et les relations internationales font craindre un impact sur notre pays.

Intervenant sur les ondes d’Express FM, il a affirmé que tout le risque réside dans la question de la sécurité alimentaire et dans la hausse des prix des produits de base.

« La crise devrait perturber les chaînes d’approvisionnement des céréales et des oléagineux, augmenter les prix des aliments, et faire monter en flèche les coûts de la production agricole nationale », a-t-il mis en garde.

Ses propos sont confirmés par Carmen Reinhart, économiste en chef à la Banque mondiale. Ce dernier estime que la hausse des prix des carburants et des produits alimentaires due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie pourrait exacerber les préoccupations existantes en matière de sécurité alimentaire au Moyen-Orient et en Afrique et pourrait conduire à des troubles sociaux croissants.

S’agissant de l’appui de la Banque Mondiale à la Tunisie, le responsable a affirmé que la BM a accordé à la Tunisie un milliard de dollars sous forme d’assistance et de financement entre 2021 et 2022.

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