Energie nucléaire, 18 millions de touristes, salaires doublés… L’Eldorado rêvé par Olfa Hamdi

Ecartée du poste de PDG de Tunisair, Olfa Hamdi semble être charmée par le pouvoir et déterminée à s’arracher une place et à « diriger » le pays.

Jurant par tous les dieux, elle promet l’introduction de l’énergie nucléaire, l’amélioration du classement du passeport tunisien, l’attraction de 18 millions de touristes et bien d’autres idées qui « transformeront » la Tunisie et feront de ce pays accablé par la crise un véritable Eldorado.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 24 février 2022, l’ancienne PDG de Tunisair a présenté le programme ô combien « ambitieux et réaliste » de son nouveau parti politique baptisé « Troisième République ».

Elle a expliqué que « ce parti est basé sur des priorités économiques, et vise à atteindre une économie de 30 millions de personnes d’ici 2030, entre Tunisiens et touristes ».

« Notre projet est économique et nous avons un programme intégré pour doubler le revenu tunisien par habitant, créer des emplois dans les secteurs public et privé et recruter les talents tunisiens, en plus de nous concentrer sur le domaine agricole et d’introduire l’énergie nucléaire en Tunisie », a-t-elle déclaré.

Les objectifs de Hamdi ne s’arrêtent pas ici : elle compte mettre en place une stratégie intégrée pour développer le secteur du tourisme dans tous ses aspects dans le but d’attirer 18 millions de touristes annuellement.

La jeune politicienne rêvasse également de faire de Kairouan un centre culturel religieux mondial et de lancer une nouvelle université, qui serait « l’une des premières et meilleures en Afrique ».

« Notre projet est ambitieux et réaliste. Il rassemble, ne divise pas, et ne reconnaît pas la notion de leader sauveur », assure-t-elle.

Le rêve est certes permis mais était-il judicieux d’énumérer des objectifs aussi chimériques pour un pays au bord de la faillite ? Les solutions proposées par Hamdi sont-elles issues d’un jugement posé et réfléchi de la situation actuelle ou émanent-t-elles juste d’une envie qui a plus à voir avec le goût du pouvoir qu’avec tout autre sens ?

La logique voudrait que, lassé par les promesses restées lettre morte depuis plus de dix ans, le Tunisien cherche en premier lieu des solutions radicales et efficaces à ses problèmes quotidiens : trouver du pain et des médicaments et éviter le rouge sur son compte.

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