Olfa Riahi porte plainte contre Rafik Abdessalam pour falsification

Rafik Abdessalam, ancien ministre des Affaires étrangères avait publié un document attestant qu’il a été acquitté par la justice dans l’affaire SheratonGate.

Ce mardi 15 février 2022, la bloggeuse Olfa Riahi a, de nouveau, remis en cause la version avancée par le gendre de Rached Ghannouchi ajoutant que le document en question est falsifié. D’ailleurs, elle annonce dans un post Facebook avoir intenté un procès contre lui pour falsification de documents officiels.

Preuve à l’appui, la blogueuse à l’origine de la divulgation de cette affaire, publie un document laissant croire que Abdessalam est toujours poursuivi dans cette affaire.

 

Pour rappel, le leader du mouvement Ennahdha et ancien ministre des Affaires étrangères a annoncé qu’il va poursuivre en justice trois personnes pour diffamation et promotion de mensonges et de fausses accusations à son encontre.

Il s’agit d’Elyes Gharbi, Ridha Jrad et Mahmoud Baroudi qui, selon le gendre de Rached Ghannouchi, ont attaqué sa personne dans le cadre de l’affaire du don chinois accordé au ministère des Affaires étrangères en 2013.

Un article d’investigation sur le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem de la bloggeuse Olfa Riahi, publié sur son blog, en décembre 2012 avait provoqué un énorme buzz sur les réseaux sociaux.

Dans son article Olfa Riahi présente trois factures, qu’elle avait réussi à se procurer, de l’hôtel Sheraton Tunis, situé à l’Avenue de la Ligue arabe, et qui concerne Rafik Abdessalem.

Officiellement inculpé le 8 janvier 2014 par le ministère public, dans l’affaire du «SheratonGate», Rafik Abdessalem devait également s’expliquer devant le pôle judiciaire dans l’affaire du don chinois d’un milliard et était déjà sous le coup de trois accusations, « d’usage par un fonctionnaire public de sa qualité pour se procurer lui-même ou procurer à autrui un avantage injustifié portant préjudice à l’administration », et « d’utilisation illicite des deniers publics », conformément aux articles 96 et 99 du code pénal, et de l’article 58 du code de la comptabilité publique.

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