Imed Khemiri : « Si Ennahdha avait un appareil secret, le coup d’État n’aurait pas réussi ! »

Le chef du bloc du mouvement d’Ennahda, Imed Khemiri, a répondu aux accusations portées contre le mouvement par le comité de défense des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 9 février 2022, il a qualifié ces accusations de  »drôles ».

« Si Ennahda avait un appareil secret, le coup d’État n’aurait pas réussi », a-t-il déclaré, accusant le président Kais Saied d’être à l’origine du discours d’incitation.

Il a révélé que Rached Ghannouchi avait soumis une demande de protection pour lui et tous les membres du mouvement Ennahdha, mais il n’a pas reçu de réponse.

Et d’ajouter que la conférence de presse du comité de défense des martyrs vise à frapper la magistrature et à préparer la dissolution des partis, dont le mouvement Ennahdha.

Dans un autre contexte, Khemiri a exprimé le refus d’Ennahdha que le président Kais Saied mette la main sur le pouvoir judiciaire.

En outre, le mouvement Ennahda a tenu le président de la République, la cheffe du gouvernement et le ministre de l’Intérieur responsables de la sécurité physique de Rached Ghannouchi,des partisans du mouvement Ennahdha et de son siège social.

Ridha Radaoui, membre de l’équipe de défense des deux martyrs, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, a annoncé le début d’une série de protestations visant à « faire tomber le système Rached Ghannnouchi et toute la bande criminelle politique et sociale ».

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 9 février 2022, Radaoui a appelé les juges complices dans le dossier de l’assassinat à avoir honte et les a tenus pour responsables dans cette affaire.

Il a évoqué des détails de l’appareil financier secret du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi. Ce dernier a également été accusé de blanchiment d’argent, avec l’aide de son fils Mouadh Ghannouchi.

Selon ses dires, le chef du mouvement islamiste « a vendu le sang des Tunisien » au profit du groupuscule terroriste Daech en Syrie et en Libye, décrivant le mouvement Ennahda comme un « Dracula politique ».

Maitre Radaoui a poursuivi accusant Ennahdha d’avoir saboté ses rivaux politiques et détruit tous ses concurrents à travers l’espionnage.

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