Tunisie : Le CSM dénonce une campagne de dénigrement

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a dénoncé la campagne de « dénigrement sans précédent » visant ses membres.

Cette campagne, explique le CSM dans un communiqué publié hier dimanche 23 janvier 2022, vise en particulier les avocats Abdelkrim Rajeh et Moufida Mtimet qui « se sont portés volontaires pour défendre ses décisions et intérêts devant les différentes juridictions ».

Ils sont également chargés de représenter le Conseil dans les procès intentés à son encontre, et ce, depuis 2017, date de sa création, ajoute la même source.

Et d’expliquer que la commission relevant de la présidence du gouvernement a refusé d’autoriser le recrutement d’un un avocat pour représenter le Conseil et de prendre en considération les résultats de la consultation juridique.

Le CSM se trouve, depuis quelques jours au centre d’une polémique après l’émission d’un décret présidentiel retirant tous les avantages et privilèges à ses membres.

« Le décret présidentiel portant sur le conseil est entaché d’irrégularités », avait estimé le Conseil supérieur de la magistrature.

Dénonçant ce qu’il qualifie de campagne de « dénigrement » menée contre ses membres, le conseil a souligné son attachement à « son pouvoir de régulation dans des domaines relevant de ses compétences »

Quant aux primes et privilèges, le CSM assure qu’ils ont été accordés en toute transparence, conformément à sa loi organique et aux équilibres budgétaires de l’Etat.

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