Tunisie : Le coût des dérapages policiers sur le processus du 25 juillet !

REUTERS/Zoubeir Souissi/File Photo

Il faut reconnaitre que l’intervention sécuritaire musclée pour contrer les manifestations du 14 janvier dernier était spectaculaire. Des personnes âgées agressées, des canons à eau déployés, des journalistes réprimés et une main de fer pour faire respecter la loi. Des images qui auront assurément un coup médiatique sur le processus du 25 juillet dernier.

En effet, les images étaient spectaculaires, des personnes âgées à terre, des journalistes locaux et internationaux intimidés et agressés et une démonstration de force sans précédent à l’avenue Habib Bourguiba. Pour certains, le 25 juillet prend une tournure sécuritaire.

Si pour les autorités, la police ne faisait qu’appliquer la loi contre les personnes ayant défié l’interdiction de rassemblement pour des raisons sécuritaires, le décès d’un manifestant dans des circonstances jusque-là peu claires a enfoncé le clou.

Plusieurs organisations internationales ont dénoncé de telles pratiques contre les manifestants et les journalistes. La diplomatie française a qualifié d’inacceptables ces agissements. Des médias internationaux ont dénoncé ces agressions, d’ailleurs. Le Figaro, a estimé que le processus entamé par Saied commençait à prendre une dimension sécuritaire.

Les partis s’opposant au président de la République ont exploité ces dérapages sécuritaires pour maintenir la pression sur le palais de Carthage. D’ailleurs, le Che de l’Etat a convié hier jeudi, le ministre de l’Intérieur pour réitérer son attachement à défendre les libertés qui sont selon ses dires plus que jamais garanties. Et d’appeler à appliquer la loi contre tous, rejetant toute forme de violence.

Ces messages quoique rassurants, ils ne peuvent pas dissiper les craintes des ONG internationales et des bailleurs de fonds quant à la situation en Tunisie. Un rebondissement qui intervient alors que la Tunisie peine à trouver un accord avec le FMI pour solliciter un nouveau financement.

Commentaires: