Tirs de chevrotine à Siliana : Ali Laarayedh tente de se dissocier de l’affaire

Neuf ans après, l’affaire de l’utilisation de la chevrotine contre les protestataires de Siliana refait surface.

A ce jour, l’incident continue d’affecter la vie de dizaines de jeunes de la région, entre les morts, ceux qui ont perdu la vue et d’autres marqués et blessés à vie.

L’affaire dans laquelle 11 responsables sécuritaires ont été inculpés remonte aux 27, 28 et 29 novembre 2012, lorsque Ali Laarayedh était ministre de l’Intérieur.

Les forces de sécurité avaient, ces jours là, utilisé de la chevrotine pour disperser les manifestants qui revendiquaient le développement dans la région.

Mais pour sa part, le leader du mouvement Ennahda, Ali Laarayedh, continue de se défendre et d’assurer qu’il n’avait donné aucune instruction d’utiliser la chevrotine à Siliana lorsqu’il était ministre de l’Intérieur en 2012.

Laarayedh a déclaré, lors de son apparition dimanche soir dans l’émission « Al Ikhtiyar », qu’il n’a commis aucun crime, expliquant que l’utilisation de la chevrotine était un acte individuel de la part d’un groupe de sécuritaires.

Il a ajouté qu’il avait donné des instructions pour arrêter l’utilisation de la chevrotine dès qu’il avait été informé de l’incident.

Le responsable nahdhaoui a également indiqué que l’utilisation de la chevrotine contre des manifestants à Siliana n’était pas justifiée.

Et de conclure qu’il porte la responsabilité politique de tout ce qui s’est passé pendant cette période.

Rappelons que vendredi dernier, l’affaire des accusés dans l’affaire des tirs de chevrotine à Siliana avait été reportée en raison de l’absence de l’un des cinq juges compétents dans les affaires de justice transitionnelle.

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