Moncef Marzouki riposte : « Kais Saied va finir en prison où à l’asile ! »

L’ancien président de la République, Moncef Marzouki a réagi au mandat d’amener international émis contre lui. Dans un post publié, jeudi 4 novembre, sur sa page Facebook, il prédit la prison ou l’hôpital psychiatrique pour Kais Saied.

Dans son post, Moncef Marzouki rappelle, à qui veut bien l’entendre, « qu’il a quitté le palais de Carthage avec les « honneurs ».

« Un jour je suis sorti du Palais de Carthage pour rentrer chez moi, rehaussé et honoré, après avoir soulevé le nom de la Tunisie et de sa révolution dans toutes les instances internationales (…) J’ai essayé autant que j’ai pu de rassembler les Tunisiens (…)

J’ai ordonné à la sécurité présidentielle de protéger mes adversaires (…) J’ai récupéré une partie de l’argent pillé (…) J’ai combattu la corruption en paroles et en actes, et la corruption m’a fait tomber (…) », dit-il.

Moncef Marzouki va plus loin en qualifiant Kais Saied de « dictateur qui a osé l’accuser de trahison ». « Ce troisième dictateur qui a tourmenté la Tunisie ose m’accuser de trahison !

Il n’y a de traître que celui qui a rompu son serment et renversé la constitution qui l’a porté au pouvoir et a plongé le pays dans une crise sans précédent et a fait de notre pays un foyer pour les pays de l’axe du mal », ajoute-t-il.

« Il ne quittera pas Carthage pour une résidence surveillée comme Bourguiba, ni pour l’exil comme Ben Ali mais probablement pour la prison ou l’asile psychiatrique », lance Moncef Marzouki.

Rappelons qu’un mandat d’amener international a été émis par la justice tunisienne contre l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, hier, jeudi 4 novembre 2021.

Une enquête judiciaire avait été ouverte le 15 octobre dernier conformément à l’article 23 du code pénal et suite aux déclarations de l’ancien chef de l’Etat Moncef Marzouki.

Moncef Marzouki est accusé de s’être adressé à des pays étrangers pour nuire aux intérêts de la Tunisie en référence au report du sommet de la Francophonie.

Présidant, le 13 octobre 2021, le premier Conseil des ministres du gouvernement Bouden, Kais Saied avait décidé de retirer à l’ancien président, Moncef Marzouki son passeport diplomatique.

Kais Saïed avait  souligné que « celui qui complote contre la Tunisie à l’étranger doit être accusé de complot contre la sûreté de l’Etat à l’intérieur comme à l’extérieur ». Il avait ordonné à la ministre de la Justice, Leila Jaffel d’ouvrir une enquête judiciaire à propos de ces agissements.

L’ancien chef de l’Etat, Moncef Marzouki s’était félicité, dans une intervention télévisée, le 12 octobre d’avoir participé au report du sommet de la Francophonie prévue en novembre prochain à Djerba.

L’article 23 du Code de procédure pénale dispose que « le Secrétaire d’Etat à la Justice peut dénoncer au Procureur Général de la République les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes ».

Rappelons que plusieurs avocats ont déposé une plainte contre l’ancien président de la République Moncef Marzouki, appelant à l’ouverture d’une instruction pénale à l’encontre de tous ceux complotent contre la sûreté extérieure de l’Etat.

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