Tunisie : Et si Kais Saied fondait son parti ?

Après avoir provoqué un séisme sur la scène politique, le président de la République Kais Saied poursuit sa manœuvre politique. En nommant Najla Bouden comme chargée de former le gouvernement, il passe à l’acte II de son projet politique.

Sauf qu’actuellement la situation est toujours entourée de flou, et on ne sait pas que va faire le président après avoir gelé le parlement, limogé Mechichi et suspendu plusieurs instances comme l’INLUCC.

S’apprête-t-il par exemple à changer la Constitution et passer à la 3ème République ? Ou est-il sur le point de changer le régime politique en Tunisie loin des querelles provoquées par le régime parlementaire ? Nul ne le sait, Kais Saied a toujours surpris la classe politique qu’il accuse de corruption.

Les dernières manifestations, dimanche dernier, indépendamment de la polémique autour du nombre des manifestants, a eu l’effet d’un renouvellement de la légitimité et de la popularité du président de la République. Lui-même, s’est réjoui de la participation de plus de « 1,8 million de personnes » lors de ces manifestations, un chiffre fortement contesté.

Quoi qu’il en soit, cette donne pourrait séduire le président de la République et le pousser à fonder son propre parti politique ou du moins ses propres listes électorales. Mais si c’était le cas, pourquoi ne l’a-t-il pas fait durant les élections législatives de 2019 ? Actuellement, la situation politique a changé.

En tout cas, même avant la fondation d’un tel parti, la formation politique « fantôme » de Kais Saied rafle les intentions de vote des Tunisiens. En effet, le parti de Kaïs Saied » qui n’existe pas se positionnerait en tête avec 11,2%, suivi par le Parti destourien libre (4,1%). En troisième position, pointe Ennahdha avec 2,7% d’intentions de vote.

Si Kais Saied procède à une telle décision, il dominera largement le paysage politique à l’issue des prochaines élections.

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