Tunisie : Ouverture d’une enquête sur le « document fuité » de Middle East Eye

Le ministère public auprès le Tribunal de première instance de Tunis a ouvert une enquête sur le document fuité portant sur un présumé coup d’Etat orchestré par la présidence de la République.

Dans une déclaration accordée ce vendredi 28 mai 2021 à l’agence TAP, le porte-parole officiel du Tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali, a indiqué que la procédure a été engagée sur ordonnance du procureur général près la Cour d’appel de Tunis en date du 28 mai 2021 sur la base d’une requête adressé par la ministre de la Justice par intérim.

Le site indépendant britannique « Middle East Eye » avait évoqué, dans son édition de dimanche 23 mai 2021, l’instauration d’un présumé coup d’Etat orchestré par la présidence de la République contre le gouvernement de Hichem Mechichi.

Ce document, qui aurait fuité du bureau de la cheffe du cabinet présidentiel Nadia Akacha, prévoit l’activation de l’Article 80 de la Constitution qui, en cas d’urgence nationale, donnerait au président de la République le contrôle total de l’État.

Selon ce plan le président Kais Saied serait amené à convoquer une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité et déclarerait alors une « dictature constitutionnelle ». « Middle East Eye » va plus loin en indiquant que le Chef du gouvernement, Hichem Mechichi et le président du Parlement, Rached Ghannouchi, ne seraient pas autorisés à quitter le palais de Carthage.

« Middle East Eye » évoque également l’arrestation de hauts responsables politiques à l’instar de Noureddine Bhiri, Rafik Abdessalem, Abdelkrim Harouni, ou Sofiene Toubel ainsi que des hommes d’affaires.

Des accusations démenties par le conseiller diplomatique du président de la République, Walid Hajjem, qui a qualifié le document en question de pièce de théâtre mal réalisée.

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