Déclarations de Marzouki : La Tunisie fustige des « propos offensants » contre l’Algérie

L’ancien chef de l’Etat Moncef Marzouki est à l’origine de propos jugés offensants contre l’Algérie. Ce dernier, a mystérieusement déclaré récemment que ce pays a voulu entraver la révolution tunisienne durant les premières années, faisant état d’une ingérence algérienne dans les affaires internes de la Tunisie.

Il a même accusé l’Algérie de vouloir avorter l’expérience de la révolution tunisienne au début par peur de son exportation.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a exprimé son « vif étonnement » face à « la récurrence des déclarations offensantes contre l’Algérie sœur », affirmant son rejet catégorique « des tentatives désespérées visant à porter atteinte aux liens de fraternité et aux relations stratégiques entre la Tunisie et l’Algérie ».

Dans une déclaration publiée mardi, le département des Affaires étrangères a estimé que « de tels comportements irresponsables (sans citer leur source) n’engagent en rien l’Etat tunisien ».

« Ces déclarations ne pourront, en aucun cas, nuire aux relations privilégiées tuniso-algériennes qui n’ont cessé d’évoluer, grâce à la volonté sincère des dirigeants des deux pays de renforcer la coordination et les concertations bilatérales dans l’intérêt des deux peuples frères », lit-on dans le texte de la déclaration.

L’ancien président de la République, Mohamed Moncef Marzouki a déclaré, le 29 janvier dernier, sur la chaîne « Al Khalij », que les autorités algériennes étaient hostiles à la révolution tunisienne durant les premières années, ajoutant que la Révolution tunisienne a autant souffert du régime algérien que des Emirats arabes unis, mais d’une manière différente. Marzouki a accusé l’Algérie d’ingérence dans les affaires tunisiennes dans le but d’avorter la révolution tunisienne et de crainte qu’elle ne soit exportée.

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