Accusé de corruption et de blanchiment d’argent, Taïeb Rached devant la justice

L’affaire Taieb Rached ne cesse de prendre de l’ampleur. Le premier président de la Cour de cassation avait été accusée par l’ancien procureur de la République Béchir Akremi de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchissement d’argent.

Sur fond de cette affaire, le parquet a demandé une audition du juge en question concernant ces soupçons de corruption et ces accusations de blanchiment d’argent. C’est en tout cas, ce qu’a confirmé ce jeudi 28 janvier le responsable de communication au tribunal de première instance de Tunis Mohsen Dali.

Dans une déclaration à Mosaïque FM, il a affirmé qu’accuser légalement Taieb Rached relève des prérogatives du juge d’instruction, et que Taieb Rached sera auditionné par le ministère public sur fond de ces soupçons de corruption.

Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a annoncé le gel de l’adhésion du président de la Cour de Cassation, Taïeb Rached et la suspension des ses fonctions.

Cette décision intervient en application des dispositions de l’article 40 de la loi organique n°34 de l’année 2016, en date du 28 avril 2016, relatif au Conseil supérieur de la Magistrature, explique le conseil.

Le conseil de la justice judiciaire, relevant du Conseil Supérieur de la Magistrature, a décidé, le  24 novembre dernier de retirer l’immunité judiciaire du magistrat Taieb Rached, dans un des trois dossiers soulevés à son encontre dans le cadre de l’affaire d’échange d’accusations avec l’ancien premier président du tribunal de première instance de Tunis Bechir Akermi.

Ces décisions interviennent dans le cadre des plaintes contre les deux hauts magistrats, le premier président de la cour de cassation et l’ex procureur du tribunal de première instance de Tunis, respectivement Taieb Rached et Bechir Akremi.

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