Cinéma : Trois films du Vénézuéla au B7L9

En quarante ans, les Journées cinématographiques de Carthage n’ont proposé que deux gros plans sur ce cinéma du Venezuela. Pourtant, les œuvres sont nombreuses et attachantes et méritent amplement le détour.

Afin de pallier cette carence, Carlos Feo, l’ambassadeur du Venezuela en Tunisie, a défriché le terrain en vue de l’organisation d’un cycle de projections de films récents.

C’est avec le concours du Ciné B7L9 que ce cycle se déroulera du 6 au 20 janvier dans la salle d’art et d’essai sise à Bhar Lazreg au sein de la station d’art de la Fondation Kamel Lazaar.

Le cycle proposera trois films qui seront projetés à plusieurs reprises et accompagnés de débats et aussi de communications sur l’actualité du cinéma vénézuélien.
Les Journées cinématographiques du Venezuela seront ouvertes le mercredi 6 janvier à 15h avec le film « Azu » de Luis Alberto Lamata.

Elles se poursuivent jeudi 7 janvier à 15h avec « Dauna, ce que prend le fleuve » de Mario Crespo et continuent le lendemain, vendredi 8 janvier à15h, avec le film « Fils du sel » de Luis et Andres Rodriguez.

Tous les films sont présentés en version originale sous-titrée en français. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles et dans le respect des protocoles sanitaires.

Tous les films proposés seront projetés les semaines suivantes en séances de rattrapage. Il s’agit d’œuvres récentes et représentatives des tendances actuelles du cinéma vénézuélien.

« Azu » de Luis Alberto Lamata

Réalisé en 2014, ce long métrage d’une durée de 100 minutes est une fresque épique qui rend hommage aux victimes de l’esclavage en Amérique. Connu pour ses reconstitutions historiques, Lamata met en scène un groupe d’esclaves en fuite.

Après avoir quitté leur exploitation de canne à sucre, les fugitifs luttent pour la liberté et la dignité. L’histoire d’Azu, une jeune femme interprétée par Flora Sylvestre, est le prétexte à cette chronique de l’esclavage en 1780.

« Dauna, ce que prend le fleuve » de Mario Crespo

Produit en 2015, ce film de 104 minutes raconte l’histoire de Dauna, une femme indigène vivant dans le delta de l’Orénoque.

Son père a alimenté son désir de connaissance et laissé libre cours à sa nature. Mariée à Tarsicio, Dauna dont le rôle est magistralement interprété par Yordana Medrano, est une incomprise qui vit selon ses propres choix.

« Fils du sel » de Luis et Andres Rodriguez

Ce film raconte l’histoire d’Evaristo, un vieil homme à l’article de la mort. Contre la tradition de son village, il demande à ses enfants d’incinérer son corps puis jeter ses cendres dans la mer.

Film sur la maturité et la difficulté du choix, « Fils du sel » est une oeuvre puissante sur l’humain qui doit choisir entre la continuité et le départ. Les enfants suivront-ils l’exemple de leur père ou bien abandonneront-ils l’endroit où il a vécu ?

Choisiront-ils de partir ou rester quitte à ce que le seul, la canicule et la dureté de la vie rongent leur corps et leur âme ?

Par ailleurs, deux tables rondes auront lieu en marge des projections. La première rencontre portera sur les premiers pas du cinéma vénézuélien (7 janvier à 16h30) et la seconde sur la singularité du cinéma vénézuélien (8 janvier à 16h30).

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