UGTT : « Les déclarations de Feriani vont coûter très cher »

La guerre des déclarations au sujet du champ Nawara se poursuit.

L’Union régionale du travail de Tataouine a condamné les propos du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, qui a accusé, ce mardi, le bureau exécutif régional d’entraver le cours du projet du champ et l’avait tenu responsable du retard des travaux.

Elle a également tenu le ministre responsable de toutes les pertes financières et des sanctions qui dépasseront des millions de dollars en cas où la société en charge des travaux, MSBI, se base sur sa déclaration et considère le parti syndical comme la principale partie entravant le projet.

Aussitôt entré en exploitation que le champ gazier de Nawara a été confronté à sa première grève ! En effet, le secrétaire général de l’Union régionale du travail de Tataouine relevant de l’UGTT, Béchir Saïdi avait annoncé que les ouvriers de la compagnie autrichienne OMV Petroleum Company, des champs gazier et pétrolier de Nawara et d’El Ouaha à Tataouine allaient entrer en grève avec présence sur les lieux de travail hier, et ce mardi 11 février 2020.

En réponse, Feriani a sévèrement critiqué ces mouvements sociaux affirmant même qu’il s’agit d’actes « de sabotage et de mafieux ».

S’exprimant sur les ondes de Shems FM, il a indiqué que l’entrée en exploitation de ce champ est au cœur des tiraillements politiques et que certaines parties sont en train de remettre en cause les efforts du gouvernement visant à faire face au déficit énergétique ». « Ces perturbations cachent des intentions de saboter les efforts de l’Etat et de lui faire du chantage, ce sont des actes mafieux qui veulent nuire aux intérêts de la Tunisie », a-t-il dénoncé.

Il a estimé également que certaines parties qui résident derrière ces actes, « ne veulent pas que des exploits aient lieu alors que le chef du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes est toujours en poste ».

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