Jemli réagit à son échec : « Si c’était à refaire je referais la même chose »

Habib Jemli

Le chef du gouvernement désigné Habib Jemli a réagi, hier vendredi 10 janvier, à son échec à obtenir la confiance du parlement en affirmant qu’il a tout fait, et qu’il avait la conscience tranquille. « Je ne regrette rien, les ministres que j’ai nommés sont innocents jusqu’à preuve du contraire, et si c’était à refaire je referais la même chose », a-t-il affirmé.

Jemli a également indiqué qu’il n’a pas été lâché par le parti qui l’a nommé, Ennahdha, puisqu’il a voté en faveur de son gouvernement.

Il a insisté, d’autre part, que durant cette phase, la Tunisie aura besoin d’un gouvernement indépendant équidistant de tous les partis politiques, « car le paysage parlementaire est très difficile ».

Le gouvernement proposé par Habib Jemli a échoué ce vendredi 10 janvier à obtenir la confiance du parlement en récoltant seulement 72 voix sur 109 requises. 134 députés ont voté contre alors que trois autres se sont abstenus.

En effet, il fallait 109 voix pour le gouvernement Jemli pour réussir cet exercice démocratique qui s’est annoncé, dès le début, périlleux.  Ainsi, c’est pour la première fois en Tunisie, qu’un gouvernement échoue à obtenir la confiance du parlement. Dans ce cas, c’est le chef de l’Etat Kais Saied qui doit prendre les choses en main et devra choisir une personnalité pour former un nouveau gouvernement.

Effectivement, si le délai indiqué expire sans parvenir à la formation d’un gouvernement, ou si la confiance de l’ARP n’est pas accordée, le cas échéant, le Président de la République engage des consultations dans un délai de dix jours avec les partis politiques, les coalitions et les groupes parlementaires, en vue de charger la personnalité jugée la plus apte, qui s’attellera à former un gouvernement dans un délai maximum d’un mois ».

« Si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple n’ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution de l’ARP et l’organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d’au moins quarante-cinq jours et ne dépassant pas quatre-vingt-dix jours », stipule la constitution.

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