Toujours pas de gouvernement : Impasses politiques, immobilisme et impuissance

La Tunisie peut-elle se permettre des transitions aussi longues en matière de désignation d’un gouvernement ?

Les tractations, les surenchères et les marchandages se poursuivent allègrement et l’action gouvernementale reste au point mort.

Des ministres démissionnent, d’autres sont accablés de plusieurs portefeuilles au mépris de toute notion d’efficacité et le manège s’éternise.

La logique la plus élémentaire voudrait que la formation arrivée en première position au scrutin législatif se charge de constituer un gouvernement.

C’est bel et bien la règle mais le parti Ennahdha tente d’éluder sa responsabilité, change d’arc tous les jours et ligote selon toute évidence son chef du gouvernement désigné dont l’allure d’apparatchik se confirme chaque instant.

La comédie commence à devenir malsaine et encore une fois, la classe politique est la risée de l’opinion publique pour ses incapacités, ses négligences et ses connivences.

Pourquoi laisse-t-on pourrir la situation ? A quoi jouent les chefs de partis qui semblent en passe de se partager un gâteau par ailleurs pourri ? Le gouvernement est-il devenu une patate chaude dont personne ne veut ? Et surtout quid des urgences nationales ?

Il est en effet surréaliste que tout reste en plan durant plusieurs semaines pour que les palabres et les agiotages se substituent à l’action gouvernementale.

De toute évidence, l’essence démocratique de cet exercice de formation du gouvernement, s’apparente de plus en plus à un jeu malsain et à une irresponsable fuite en avant.

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