Tabarka Jazz Festival : 47 ans après, un air d’antan exceptionnel !

Vieux de 47 ans, le Tabarka Jazz Festival a renaquit de ses cendres. Devant un public assoiffé pour la musique, dans une ville dont le lien avec le jazz est indiscutable, les différents artistes ont illuminé la scène mythique de la Basilique.

Cette édition était caractérisée par un mélange inattendu de musiques : du jazz au rock, du blues au reggae, en passant par le métal. Il y en avait pour tous les goûts !

Ouverture et soirées

Le coup d’envoi de l’édition 2019 de ” Tabarka Jazz Festival ” a été donné par l’artiste citoyen du monde Moh Kouyaté. Durant deux heures, Le Guinéen a fait vibrer le public venu en masse sur les rythmes du jazz et du blues afro-américain. Une soirée caractérisée par des mélodies ensorcelantes et des paroles appelant à la paix et à l’amour.

Par la suite, la 19e édition du festival s’est enchaînée par des soirées variées entre Anduze & The Parov Stelar Horns, Alya Sallemi et son Quartet, Myrath et Nawather. Toutefois, la soirée de Yacine Boulares et Marla Glen a dû être annulée à la dernière minute, à cause des conditions météorologiques.

Clôture : La magnifique Diana King

La fin était en beauté : Diana King, ou « Kingsinga », star des années 90 et interprète de nombreux tubes, a clôturé cette édition devant une Basilique pleine à craquer. Venus des quatre coins du pays, les spectateurs étaient enchantés et emportés par l’énergie palpable de l’artiste jamaïcaine.

Vêtue en costard noir, Diana King se déplaçait à travers la scène, légère et insouciante, chantant ou s’adressant au public tantôt sur sa visite en Tunisie, tantôt sur le rhume qu’elle avait attrapé juste avant le spectacle.

« Shy Guy », « La La Lies », «Ain’t Nobody » ou encore « Say a little Prayer »… Des chansons qui ne vieillissent jamais, présentées sous une nouvelle lumière, celle d’une Diana King mure, au cœur d’un mythique festival de jazz.

Interrogée sur la Tunisie, Diana King a indiqué à Webdo qu’il s’agit de sa première visite. Elle a indiqué qu’en raison de son court séjour, elle n’a pas pu profité pleinement du pays et de ses différentes villes. Elle a toutefois fait remarquer qu’il y existe une belle atmosphère et que les gens sont aimables et accueillants. Comptera-t-elle revenir en Tunisie un jour ? « Absolument », nous répond-t-elle.

Concernant son tatouage « chajaa » ou « Courage », l’artiste nous a expliqué qu’elle a choisi qu’il soit en langue arabe, après ses nombreux voyages dans la région du Moyen-Orient, où elle avait découvert la culture et le riche héritage de ces pays. Quant au choix du mot « Courage », ceci revient « aux expériences personnelles par lesquelles elle est passée », ajoute-elle, souriante.

Une chose est sûre : La « Kingsinga » n’a laissé personne indifférent, excellent choix pour la clôture de cette édition !

Une 19e édition réussie

En plus de la programmation riche proposée cette année, le festival était au point pour différentes raisons : sécurité, ambiance et organisation. Tabarka, ville côtière et touristique, a vécu sur un nouveau rythme durant 4 jours et a accueilli, à bras ouvert, les amateurs de jazz venus de partout. Cette édition, nous a rappelé les grandioses moments historiques de ce rendez-vous musical incontournable.

L’édition 2020 promet, we can’t wait !

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