L’Etat a refusé 1,5 milliards de dinars proposé par le clan Ben Ali, selon Ben Sedrine

Belhassan Trabelsi

L’Instance Vérité et Dignité (IVD) a publié, hier mardi 26 mars 2019, son rapport final et exhaustif sur son portail électronique.

Cité par l’agence TAP, le rapport dresse les défis du processus de la justice transitionnelle après la fin du mandat d’exercice de l’Instance et définit les responsabilités dans la mise en œuvre des recommandations issues du rapport.

« Le rapport s’articule autour de quatre axes principaux à savoir « le mandat de l’Instance », « le démantèlement du système de la corruption », « l’indemnisation et la réhabilitation » et « les recommandations » », a-t-on expliqué.

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait reçu, le 31 décembre 2018, la présidente de l’Instance Vérité et Dignité Sihem Ben Sedrine qui lui a remis le rapport final de l’Instance.

Ce même rapport a été remis le 28 février 2019 au président de l’assemblée des représentants du peuple (ARP) conformément aux dispositions de l’article 67 de la loi sur la justice transitionnelle.

Invitée récemment d’une émission télévisée, Ben Sedrine a révélé que l’Etat tunisien a refusé des sommes faramineuses pour conclure des compromis de réconciliation avec des figures de l’ancien régime, dont notamment Belhassan Trabelsi et Sakher Matri.

En effet, la présidente de l’Instance Vérité Dignité, Sihem Ben Sedrine, a affirmé que l’Etat a refusé une indemnisation d’un milliard de dinars de la part de Belhassan Trabelsi et une autre d’une valeur de 500 millions de dinars de Sakher Matri dans le cadre de la justice transitionnelle.

Dans ce sens la présidente de l’IVD a rappelé que le chargé du contentieux de l’Etat avait présenté 687 dossiers contre des hommes d’affaires.

Rappelons-le,  Jeudi 14 mars, Interpol a officiellement informé les autorités tunisiennes de l’arrestation de Belhassen Trabelsi. Les autorités tunisiennes ont immédiatement lancé une demande d’extradition de Belhassen Trabelsi auprès des autorités françaises. 

Le ministère de la Justice a pris l’initiative vendredi d’envoyer une correspondance aux autorités françaises, via le ministère des Affaires étrangères tunisien, leur faisant part de son désir d’extrader la personne concernée.

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