Ecole coranique de Regueb : L’examen de l’affaire fixé au 13 février

L’affaire de l’école coranique de Regueb est entre les mains de la justice qui a décidé de fixer son examen au 13 février prochain, a déclaré le délégué général de la protection de l’enfance, Hammadi Mehiyar sur les ondes de Mosaique fm.

Le délégué général de la protection de l’enfance a indiqué que le juge de la famille au tribunal de première instance de Sidi Bouzid a décidé le report de l’examen de l’affaire mais également le maintien des 42 enfants au centre d’hébergement dans lequel ils ont été placés à Hammam-lif avec une interdiction de tout contact entre eux et le monde extérieur

D’ici le 13 février, un rapport devra être remis au juge de l’enfance sur l’état de santé de ces enfants sachant que d’après les premiers examens, ils auraient été victimes d’abus sexuels.

Hébergés actuellement dans un centre national de prise en charge de l’enfance, ils ont été pris en charge médicalement et psychologiquement.

Sur un autre plan et selon des sources judiciaires citées par Mosaique fm, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Sidi Bouzid a émis, ce lundi 4 février 2019, des mandats de dépôt à l’encontre de trois individus impliqués dans l’affaire.

Rappelons que le ministère de l’Intérieur a publié ce dimanche un communiqué concernant la fermeture d’une école coranique à Regueb.

Le département explique que le 29 janvier, la sous-direction de la protection sociale relevant de la direction de la police judiciaire s’est engagée à enquêter sur une activité suspecte d’une association coranique à Sidi Bouzid.

Cette association dirigeait une école qui hébergeait un groupe d’enfants et de jeunes hommes se trouvant dans des conditions inappropriées et faisant l’objet de mauvais traitements et d’exploitation économique. L’enquête a été réalisée en coordination avec l’instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le délégué de la protection de l’enfance à Sidi Bouzid.

Le ministère a ajouté que le 31 janvier 2019, les unités de sécurité concernées, accompagnées du délégué régional de la protection des enfants et de 5 psychologues, se sont déplacées sur place où elles ont trouvé 42 enfants (âgés de 10 à 18 ans) et 27 adultes (âgés de 18 à 35 ans) vivant dans des conditions de santé, d’hygiène et de sécurité médiocres.

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