A l’âge du braquage !

Les Arabes, ceux de la péninsule arabique et ses environs vivaient en majeure partie du brigandage, ils survivaient grâce aux butins récoltés lors de razzias ou d’assauts sur les caravanes de commerçants.

Les Méditerranéens du sud, par contre, Berbères ou autres peuplades de territoires conquis par les Arabes, n’ont aucune tradition en la matière, ils étaient artisans, bergers, commerçants, bons négociants et même de redoutables guerriers, mais pas des brigands.

En Tunisie, de tout temps, le brigandage était un méfait plutôt rare, jusqu’à une époque très récente nos voleurs étaient essentiellement des pick pockets ou des cambrioleurs, ils préféraient exercer à l’insu des regards, en toute finesse.

Aujourd’hui, nous avons affaire à des brigands, des braqueurs si vous préférerez, des énergumènes entièrement barbares prêts à taillader leur prochain ou à l’étriper pour une poignée de millimes. Des crapules innommables surgies d’on ne sait où et qui se multiplient comme les larves d’une lucilie Bochère qui ronge la chair même du corps social.

Ces gredins d’un autre âge, sans foi ni loi, dont la propagation s’est faite de pair avec l’idéologie extrémiste cultivée dans ces mêmes péninsules arabiques dont les malmelles historiques sont le terrorisme, au nom de la religion, et le brigandage.

Comment en est-on arrivé là quand on sait qu’anthropologiquement la Tunisie ne compte que 4% de bipèdes d’origine arabe, selon les études les plus sérieuses ? Pourquoi alors le brigandage alias le braquage a-t-il pu se répandre à ce rythme vertigineux.

Le quotidien du Tunisien est fait de terreur, on ne sait pas du tout ce qui peut nous arriver même dans des artères fréquentées, et sous haute surveillance policière. Un malfrat peut sortir de nulle part, vous menacer avec un couteau et vous prendre tout ce que vous avez.

Il peut l’obtenir également en vous arrachant un bien tout en étant à moto, une sacoche contenant un Laptop, un smartphone, un sac. Ces malfrats n’hésitent pas à vous agresser et à vous poignarder.

Le président de l’Association des Ivoiriens de Tunisie, Falikou Coulibaly, 33 ans, en a fait les frais, une bande de braqueurs organisés, l’a attaqué le soir du 23 décembre à Najemtar, Dar Fadhal, La Soukra. Il n’a pas survécu aux coups de couteau et son meurtre n’est pas sans teinte raciste quoi qu’on dise.

Deux jours plus tard, une jeune fille a failli connaître le même sort à El Menzah 6 , deux racailles en Vespa lui ont arraché le sac et lacéré la nuque avec un rasoir comme pour l’égorger.

Plus récemment, vendredi 28 au soir, un imam est sorti de la mosquée «Sobhan Allah» à Bab Souika, après avoir accompli la prière d’El Icha. Il est attaqué par des brigants qui l’ont blessé avant de le dilester de ses biens personnels, entre argent et téléphone.

Où va-t-on ? Nulle part, si l’on ajoute les hold-up ou braquages de banques. La cadence est d’une vélocité à toute épreuve, c’est carrément du survolté qui ne présage rien de bon. Bientôt les braqueurs déambuleront dans vos foyers comme n’importe quel membre de votre famille.

Imed Ben Hamida
Tunis-Hebdo du 31/12/2018

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