Tunisie : Affaire Dabboussi, Ennahdha réagit

Trois ans après son décès, l’homme d’affaires et ancien député Jilani Dabbousi fait de nouveau parler de lui. Ayant décédé quelques heures après sa libération, il avait passé près de 2 ans en prison pour « malversations et abus de pouvoir ».

Son fils Sami, avait décidé de porter l’affaire de la mort de son père devant la justice. Il accuse l’ancien président M. Moncef Marzouki, l’ancien ministre de la Justice Noureddine Bhiri et du ministre de la Santé sous le gouvernement de la Troïka Abdellatif Mekki de « séquestration et torture » ayant entraîné la mort de son père. Sami Dabboussi s’est dit espérer obtenir l’exécution de mandats d’amener internationaux.

Selon lui, son père, innocenté par le juge d’instruction, est resté 2 ans en prison sans jugement, ajoutant que son état de santé s’était détérioré depuis.

Dans une déclaration accordée à l’AFP, Sami Dabboussi a ajouté qu’il tiendra une conférence de presse à Paris, la semaine prochaine à propos du procès qu’il a intenté auprès de la justice française contre les trois anciens responsables.

Ennahdha réagit

Le président du bloc d’Ennahdha à l’ARP, Noureddine Bhiri, a déclaré à l’AFP que la justice avait déjà tranché dans cette affaire et qu’il s’agit d’une campagne de dénigrement qui le vise ainsi que les dirigeants d’Ennahdha.

Selon lui, Abdellatif Mekki et Moncef Marzouki n’ont rien à voir avec cette affaire, car à l’époque Béji Caid Essebsi était chef du gouvernement et Lazhar Karoui Chebbi était ministre de la Justice.

De son coté, le dirigeant au sein d’Ennahdha, Abdellatif Mekki a dénoncé les propos du fils de Jilani Dabboussi, qui sont selon lui « des fausses accusations ».

Dans une déclaration accordée au journal Assabah, dans son édition de ce mercredi 28 juin 2017, Mekki a déclaré « qu’au lieu de continuer dans la voie du mensonge, il fallait présenter des excuses et indemniser les victimes de son père ».

I.B.

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