Bac 2017 : Rien ne fuite à propos de la technologie que le ministère va déployer pour combattre les fraudeurs

L’info est curieusement floue. Elle parle d’une nouvelle technologie qui sera mise en œuvre, lors des épreuves du baccalauréat 2017, pour faire face à la fraude.

C’est le directeur général des examens au sein du ministère de l’éducation, Omar Ouelbani qui l’a déclaré au journal Assabah, dans son édition du mercredi 8 mars 2017, précisant que le ministère appliquera pour la première fois dans l’histoire du concours cette nouvelle technologie, sans aucune précision sur ladite technologie ni sur son mode opératoire. A croire qu’il y a une crainte de voir les fraudeurs contourner le dispositif.

Le ministère n’a, jusque-là, utilisé que les petites antennes de brouillage des communications et de la navigation internet via les portables. L’efficacité limitée desdits dispositifs s’explique par le problème juridique que pourrait entraîner un brouillage qui s’étendrait jusque dans le périmètre des centres d’examens.

Il est à signaler que les cas de fraude par le biais des nouvelles technologies (GSM, oreillette bluetooth, smartwatch, lunettes équipées de caméra et d’écrans virtuels, stylos intelligents…), posent de réels problèmes aux examinateurs et surveillants, en Tunisie comme en France où 515 candidats ont été épinglés en 2014 sur près de 680.000 candidats.

Chez nous, la fraude gagne du terrain. En 2010, il y avait à peine une dizaine de cas, aujourd’hui, on en a recensé pas moins de 208 cas en 2015 (pour un peu plus 130.000 candidats). Une vingtaine de candidats avaient écopé de peines de prison avec sursis en 2014.

Cela dit, quelle technologie le ministère compte-t-il employer, sachant que les plus futés se rabattront sur le bon vieux procédés des fuites (comme ce fut le cas en 2013). Dans un pays gravement corrompu, les gens ne se feront pas de scrupules quant à la crédibilité de nos diplômes.

IBH

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