La publicité publique dans les médias : Va-t-on réhabiliter l’ATCE pour plus de transparence ?!

journaux - webdoLe Syndicat National des Journalistes Tunisiens, le Syndicat National de l’Information relevant de l’UGTT et la Fédération Tunisienne des Directeurs de Journaux, ont publié, ce jeudi 31 mars, un communiqué afin d’attirer l’attention sur la situation difficile de la presse tunisienne, appelant ainsi à ce qu’ils ont appelé « la journée de la colère de la presse tunisienne ».

Dans ce communiqué, il est essentiellement question des difficultés financières que traversent les médias, « étouffés jusqu’à la noyade dans une importante panoplie de difficultés qui, réunies ou séparées, sont à même d’exposer la presse nationale à un danger réel et pousser ses entreprises vers la faillite et l’arrêt définitif de toute activité ».

Vers le retour de l’ATCE ?

Lors de son passage sur les ondes d’Express FM, ce jeudi, le président de la fédération Tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ), Taïeb Zahar, a insisté sur la grave crise du secteur depuis quatre ans mettant en cause la Troika. De fait, des journaux ont été privés de subventions et la publicité publique a été cédée à « certains journaux de manière non transparente et injuste », dit-il.

Dans son appel, Taïeb Zahar demande à l’Etat de « jouer sans rôle en garantissant l’indépendance de la presse, la transparence dans la distribution de la publicité sur les différents journaux, la reprise des abonnements avec l’administration publique et surtout la réhabilitation de l’ATCE, ancien organe de distribution de la publicité publique sur les différents journaux.

Que propose-t-on ?

Face à ces difficultés, le SNJT, le SNI et la FTDJ, proposent certaines solutions et les revendiquent auprès du gouvernement. Il s’agit de la souscription d’abonnements aux journaux et revues et d’en augmenter les quantités, en tant que forme de soutien.

Il s’agit aussi de mettre en application l’accord concernant les annonces publiques dans les supports papier et électroniques à commencer par une meilleure organisation du dispatching des annonces publiques par le biais d’un organisme indépendant, en d’autres termes une ATCE dans une nouvelle forme.

Moyen de pression ?

Or, a-t-on oublié que l’ATCE a été un des outils de propagande de l’ancien régime et un moyen de pression sur les médias ? Les instances à l’origine de ces revendications veulent réorganiser « la gestion des annonces publiques, équitablement et en toute transparence », fait-on savoir.

On revendique également la création d’un fonds dédié à la promotion et la mise à niveau de la presse écrite.

On dénonce également l’absence totale de réceptivité des possibilités de sauvetage de certaines entreprises (la Snipe, Dar Assabah), tout en fermant les yeux sur les projets proposés pour en assainir les situations et les procès intentés aux communicateurs conformément à la loi antiterroriste suite à des travaux et enquêtes journalistiques.

A.B.

Commentaires:

Commentez...