L’actualité en souriant : Les films de l’été

Gone-with-the-windCette semaine, je vous invite au cinéma, pour voir, sans que vous ne bougiez de chez vous, de grands chefs-d’œuvre du septième art, qui coïncident, peu ou prou, avec l’actualité du pays. Et voici le programme !

* Réconciliation économique : « L’affaire est dans le sac », de Pierre Prévert

* Querelles à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) : vous aurez le choix entre « Le cirque », de Charles Chaplin, et « La chambre à cloison de bois », de Tao-Se-Ling

* Absentéisme à cette même ARC : « L’école buissonnière », de J.P.Lecharois, ou « L’éclipse », de Michelangelo Antonioni

* L’attentat de Sousse : vous choisirez entre « « L’ange exterminateur », de Luis Bunuel, et « Les anges du péché », de Robert Bresson. A moins que vous ne préfériez « Les anges aux figures sales », de Michael Curtis ou encore « Les anges de l’enfer » de Howard Hughes

* Des présumés terroristes relâchés par le juge d’instruction : « Au nom de la loi », de Maurice Tourneur, ou « A nous la liberté ! » de René Clair

* Construction d’un « mur fossé » à la frontière tuniso-libyenne : « Le mur invisible », d’Elia Kazan

* La campagne « Ouinou-l-pétrole ? » : « La guerre du pétrole n’aura pas lieu », de Souheil Ben Barka

* Hafedh Caïd Essebsi en Turquie : « Le voyage-surprise », de Pierre Prévert

* Ce même Hafedh Caïd Essebsi suscite des remous à Nidaa Tounès : « Le fils du Cheikh », de George Fitzmaurice

* Radhia Nasraoui s’élève contre la torture ; vous pouvez choisir entre « J’accuse », d’Abel Gance, et « Une fille a parlé », d’Andrzey Wajda

* Fraude fiscale : « La grande évasion », de John Sturges

* Alliance de la politique et de l’argent sale : « Haute pègre », d’Ernst Lubitsch

* Les ordures ménagères occupent encore les trottoirs et rues : « Notre pain quotidien », de King Vidor

* La mer de Hammamet polluée par les eaux usées : « Une si jolie petite plage », d’Yves Allégret

* Le pays célèbre la Fête de la Femme : à vous de choisir entre : « Lady For a day », de Robert Riskin, « Et Dieu créa la femme », de Roger Vadim, et « Comment l’esprit vient aux femmes », de George Cukor

* Le Tunisien et les promesses électorales : « Autant en emporte le vent » de Victor Flemming, ou, au choix : « Le gouffre aux chimères », de Billy Wilder, et « La grande illusion », de Jean Renoir

* Le gouvernement Essid n’arrive pas encore à convaincre : « Le cabinet de figures de cire », de Paul Leni, ou « A bout de souffle », de Jean-Luc Godard, ou encore « Perdus dans l’obscurité », de Nino Martoglio

* La Tunisie depuis janvier 2011 : « Un pays sans bon sens », de Pierre Perrault

* La Tunisie, au regard des pessimistes : « Rue sans issue », de William Wyler

* La Tunisie au regard des optimistes : « Deux sous d’espoir », de Renato Castellani, ou « Tout va bien », de Jean-Luc Godard

* La Tunisie au regard des nostalgiques de Ben Ali : vous aurez le choix entre : « Les plus belles années de notre vie », de William Wyler, et « Nos plus belles années », de Sydney Pollack

* La Tunisie dont rêvent certains Tunisiens : « C’est, arrivé demain », de René Clair

* La presse tunisienne : c’est comme vous voudrez : « Vérités et mensonges », d’Orson Welles, « Cris et chuchotements », d’Ingmar Bergman ou « Le silence est d’or » de René Clair

* Le Festival de Carthage : « L’opéra de Quat-sous », G.W. Pabst

* Le syndicat des instituteurs brandit la menace d’une rentrée blanche : « Le dernier avertissement », de Paul Leni

* Les enfants victimes des grèves de leurs enseignants : « Comme les grands », de Frank Borzage

* Les nouveaux riches de la « révolution » : « La soudaine richesse des pauvres gens de Krombach », de Volker Schlöndorff

* La réconciliation américano-cubaine : « Cuban Love Song », de W.S. Kan Dyke

* L’irrésistible ascension d’Alexis Tsipras « L’ogre d’Athènes », de Nikos Kondouros

* Le film dont certains ne veulent plus entendre : « Avant la révolution », de Bernardo Bertolucci

…Et un bonus pour ceux qui auront vu dix films au moins :

* La chanson de l’été : « Ma andi wali », de Naâma, à l’occasion de la récente désignation des gouverneurs.

* Le jeu de l’été : « Qui a gagné les milliards ? » Un jeu qui consiste à deviner le nom de l’homme politique qui a raflé le gros lot de la campagne électorale présidentielle.

Les gagnants auront droit à des séjours au Qatar et en Turquie. Bonne chance à Tous !

Adel Lahmar

Commentaires:

Commentez...