Le SNJT demande au gouvernement de retirer la loi relative à la répression des atteintes aux Forces armées

Neji Bghouri - fb SNJT
Néji Bghouri

Le communiqué publié, ce vendredi 17 avril, par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) sur sa page Facebook et signé par son président Néji Bghouri a rejeté catégoriquement la nouvelle loi relative à la répression des atteintes aux Forces armées, soumise aux députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le président du syndicat considère, d’abord, que la loi en question est en contradiction totale avec l’esprit de la Constitution en ce sens qu’elle s’oppose aux libertés de presse et d’expression consacrées par la Révolution.

« Si elle venait à être approuvée et appliquée,
cette loi réinstallerait un nouvel Etat policier », estime Néji Bghouri

Néji Bghouri ajoute, notamment, que cette loi est de nature à rétablir l’arsenal juridique qui a fondé le pouvoir de la dictature qui a sévit avant la Révolution, affirmant que si elle venait à être approuvée et appliquée, elle réinstallerait un nouvel Etat policier.

Le président de la SNJT a conclu le communiqué par un appel au gouvernement à retirer ladite loi en invitant les journalistes et la société civile à faire front contre ce nouveau texte.

Qu’est-ce qui est principalement contesté dans cette loi ?

Voilà ce contre quoi le Syndicat national des journalistes s’inscrit en faux :

  • L’instauration d’une peine de réclusion pouvant aller jusqu’à 10 ans pour des chefs d’inculpation, (jugés sommaires par la SNJT), comme « divulgation des secrets de la sûreté nationale.
  • La soumission de la publication d’informations concernant la sûreté nationale à des autorisations préalables délivrées par les parties sécuritaires autorisées.
  • L’absence de toute définition claire des droits des journalistes dans la couverture d’événements ayant trait à la sécurité nationale.
  • L’instauration d’une peine de prison pouvant atteindre les 2 ans pour toute position considérée comme une atteinte à nos forces de sécurité.
  • La réclusion criminelle à perpétuité pour toute personne impliquée dans la destruction de véhicules sécuritaires.
  • L’absence de poursuites pénales contre les membres de la Sûreté nationale ou des Forces armées en cas d’actes de violence et d’agressions constatées contre les citoyens.

SNJT 17 avril 2015

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