3.500 enfants sont « transformés en boucliers humains » au Yarmouk selon l’ONU

Photo :  حملة مخيم اليرموك
Photo : حملة مخيم اليرموك

Depuis le 6 avril, l’Etat islamique (EI) contrôle la majeure partie du camp palestinien de Yarmouk, à Damas, en Syrie. Depuis la révolution en 2011, plusieurs heurts avec le régime de Bcahra Al Assad ont eu lieu dans ce « quartier » où résident aussi des Syriens et des Irakiens.

A cause du conflit, des dizaines de civils sont morts de faim, selon Amnesty International, en raison de l’interdiction de circulation des personnes et des biens. D’autres ont réussi à y échapper.

Yarmouk Map« Au titre des horreurs dont la Syrie est le théâtre, le camp de réfugiés de Yarmouk est le cercle le plus profond de l’enfer », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon lors d’un point de presse tenu ce jeudi 9 avril au siège des Nations Unies à New York.

Pour cela, il a appelé à une « action concertée de la communauté internationale ».

[pull_quote_left] Ce camp de réfugiés commence à ressembler à un camp de la mort. Les habitants de Yarmouk – dont 3.500 enfants – sont transformés en boucliers humains .[/pull_quote_left]

« Après plus de deux ans d’un siège sans merci, les résidents font désormais face à une double menace entre, d’un côté, les extrémistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL), à l’intérieur du camp et, de l’autre, les forces gouvernementales faisant le siège à l’extérieur, au point qu’il est pratiquement impossible pour les civils de quitter Yarmouk », affirme l’ONU.

A l’issue du point de presse, M. Ban a précisé que « la priorité était de stabiliser la situation dans le camp » où vit 18.000 réfugiés palestiniens, pris en otage par des militants extrémistes. Le Secrétaire général de l’ONU a aussi exigé « la fin des hostilités, l’établissement d’un accès humanitaire d’urgence et la possibilité d’évacuer en toute sécurité les civils qui souhaitent quitter le camp ».

 

 

 

 

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