6000 nominations partisanes restent aujourd’hui contestées

Mehdi JomaaDe source associative, ce sont six mille nominations partisanes dans l’administration qui ont été effectuées par le gouvernement de la Troika et qui sont actuellement contestées par la société civile et les partis de l’opposition.

Selon ces derniers, ces nominations n’ont pas eu pour motif la compétence mais l’allégeance au parti politique dominant la Troika. Si elles demeuraient en l’état, ces nominations sont de nature à fausser l’ambiance des prochaines élections, notamment lorsqu’elles concernent les gouverneurs, délégués et les différents corps de l’administration territoriale.

Ce chiffre de 6000 nominations à revoir a été communiqué, en juillet dernier, au public par l’Association tunisienne pour la neutralité administrative qui milite en ce moment pour l’assainissement du contexte des prochaines échéances électorales. Il a été obtenu selon un décompte fait à partir de la rubrique nominations du Journal officiel de la république tunisienne (JORT) et établit que près de 86% des nominations concernent des sympathisants d’Ennahdha.

Certains cadres d’Ennahdha comme Samir Dilou estiment que s’il doit y avoir révision des nominations cela doit être fait d’une manière globale et également concerner les nominations effectuées sous le gouvernement de Beji Caid Essebsi et celui de Mohamed Ghannouchi, comme il l’a laissé entendre sur les ondes de la radio RTCI, le 12 février dernier.

En attendant, le chef du gouvernement Mehdi Jomaa devrait prochainement procéder à un remaniement au niveau des gouverneurs et les nouveaux gouverneurs ne seront proches d’aucun parti.

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