Il était une fois le printemps arabe… – Par Lilia Bouguira

TRIBUNE – Un jour, dans un pays qu’on appelle Tunisie un quelconque s’est immolé
Deux puis trois puis par milliers ont suivi et se sont soulevés
Ben ali a décampé
La liberté, un bien gros dû pour un peuple déluré qui s’est laissé vite empoisonné
Ni feutre ni plumage, tout a été scalpé par des vendeurs de politiques et des gourmés
L’Egypte, un pays voisin a été vite contaminé
Puis la Libye comme par effet domino a sombré
Le même chaos et les mêmes rapaces s’en sont emparés
La populace hébétée se laisse emporter puis écarteler
Certains tirent par devant, d’autres par derrière pour immortaliser les paroles d’un mal-initié
La gauche et la droite se rachètent une virginité
Dessous de table dans un pays non encore relevé
Meurtres crapules font bon dos à une guerre civile fortement annoncée
Un tableau hirsute et une balance mal tarée
Ni échec ni mat, ni pompe ni Pompée
Juste de la haine et des vies perdues lâchement pour une liberté dangereusement cocufiée.

Docteur Bouguira Lilia

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