Tunisie-Algérie : le mystère Abou Iyadh…

Abou IyadhD’après le journaliste Jamel Arfaoui, le chef de l’organisation Ansar Achariaâ, Abou Iyadh, aurait été arrêté à Annaba en Algérie. Le journaliste qui a livré cette information sur les ondes de la radio Express FM affirmerait qu’il la détient à partir de plusieurs recoupements et qu’il fait confiance à ses sources. Il a ajouté que des enquêteurs américains ont été dépêchés pour interroger le prévenu.

L’information a fait le tour des réseaux sociaux et a été reprise par des journaux tunisiens et dans la presse algérienne. Mais les autorités aussi bien en Tunisie qu’en Algérie ont préféré garder le silence.

Le ministère de l’Intérieur qui a été approché pour s’exprimer sur ce sujet, n’a pas donné signe de vie. En effet, contrairement à ses habitudes, le ministère n’a pas réagi à cette information malgré son importance dans le contexte qui prévaut et l’intérêt qu’elle peut susciter auprès des Tunisiens.

Ni communiqué ni déclaration ni même un petit commentaire sur la page officielle du ministère alors que, par ailleurs, le moindre fait en rapport avec la situation sécuritaire dans le pays fait l’objet d’une communication officielle ou d’un point de presse soit pour éclairer l’opinion publique soit pour démentir l’information s’il s’agit d’une intox.

De son côté, Leila Bahri, Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, a déclaré hier, le 9 août 2013, sur les ondes de la radio Express FM, que le ministère ne dispose d’aucune information sur une éventuelle arrestation d’Abou Iyadh.

Les autorités algériennes ont observé la même attitude ainsi que vient de le rapporter le quotidien algérien «L’Expression dz.com» dans son expédition de ce jour, le 10 août 2013. L’auteur de l’article, Ikram Ghioua, a fait savoir que les sources fiables qu’elle a contactées pour s’en enquérir ont répondu à côté. Il lui a été simplement indiqué que les services de sécurité dans les deux pays coordonnent leurs efforts et s’entraident en vue d’arrêter le leader d’Ansar Achariaâ qui a échappé à la police tunisienne à plusieurs reprises.

A noter que le jour même de l’annonce de l’information et comme par coïncidence, un communiqué d’Ansar Achariaâ a été diffusé sous la signature d’Abou Iyadh, invitant les prédicateurs dans les mosquées à prendre position en faveur des salafistes dans ce qu’il a considéré comme une «guerre menée par les mécréants contre les croyants». S’agit-il d’une piste ayant conduit à son arrestation ou d’un mot d’ordre lancé à ses partisans pour passer à l’action ?

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