Quand Beji Caid Essebsi adopte le chemin de la discrétion médiatique

Béji Caïd Essebsi - photo (timeslive.co.za-Reuters)Réagissant de manière laconique et ferme face à l’innommable assassinat du député Mohamed brahmi, le président de Nidaa Tounes semble avoir choisi de se fait rare sur le plan médiatique. Cette attitude de la part de BCE est tout sauf fortuite. En effet, en procédant ainsi, il retire au camp d’en face une foultitude d’arguments que ce dernier n’aurait pas manqué de faire sortir, en premier lieu, un inévitable procès en récupération politique de l’assassinat de Mohamed Brahmi.

Ayant déjà appelé à la dissolution de l’ANC le jour même de l’assassinat du martyr Chokri Belaid (attitude jugée à l’époque très radicale) BCE n’a nul besoin aujourd’hui de charger la troïka en réitérant l’appel qu’il avait lancé le 6 février, un pan entier de la classe politique et surtout de l’opinion publique ayant rallié et adoptée cette position le 25 juillet quand la traitrise a de nouveau frappé.

En d’autres termes, BCE ayant déjà gagné la bataille de l’opinion, ne semble pas devoir forcer la dose sur le plan médiatique, d’où ce choix de se faire rare sur les plateaux. D’autres leaders politiques seraient bien inspirés d’imiter le vieux briscard «sorti des archives» pour reprendre l’expression de R. Ghanouchi… D’ailleurs, c’est peut être dans les vieilles «archives» mon cher cheikh et mon cher Nejib Chebbi (franchement fatiguant avec ses exercices de contorsionniste) qu’on fait les meilleurs «soupes» politiques.

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