Rached Ghannouchi brise le silence et fait porter le chapeau à Ansar Al Chariaâ

Rached Ghannouchi - photo (Tixup)On lui a reproché de se cacher, de ne pas parler, de ne pas condamner les violences qui ont éclaté aux cités Ettadhamen et Intilaka. On lui a reproché de n’avoir pas encore brisé le silence et de n’avoir pas pris une position claire sur ce qui s’est passé. Le leader d’Ennahdha était attendu au tournant, lui qui traîne derrière lui, comme un boulet, ces phrases malheureuses. « Ce sont nos enfants et ils me rappellent ma jeunesse » avait-il dit.

Rached Ghannouchi était acculé à changer de cap. Avait-il une autre issue ? «Je considère que ce jour, même si ce n’était pas un jour de joie, est un jour de victoire pour la loi et pour l’État. Il constitue une nouvelle étape dans les rapports entre l’État et la violence.», a rapporté le Figaro dans ce qui constitue une confession du genre. «Nous en faisons porter l’entière responsabilité à Ansar Al Chariaâ, ajoute Rached Ghannouchi. A leur témérité de vouloir se rebeller contre la loi.»

De là, à reconnaître que le laxisme du gouvernement durant ces deux années est la conséquence de ce qui vient de se passer, il faudra repasser un autre jour !

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