Quand Abdelwaheb El Hani vide son sac et charge Marzouki et Ghannouchi

el haniD’habitude mesuré dans le propos, prudent dans les accusations, Abdelwaheb El Hani a laissé de côté sa pondération coutumière pour adopter un discours franchement incisif et sans concessions par rapport à ses alliés d’avant le 14 Janvier. Certes, il faut le reconnaitre, le journaliste Samir Wafi très habile dans le registre de la provocation et de la manipulation, a réussi a le faire sortir de sa retenue, le contraignant à abattre toutes ses cartes et dire tout ce qu’il sait des coulisses d’Ennahdha et du CPR du temps de l’exil.

L’émission d’«Essarah Raha» du samedi 20 avril fut un grand moment de déballage médiatique. En effet, excédé par les révélations de quelques corbeaux virtuels agissant sur le net et visiblement aux ordres de quelques dirigeants Nahdhaouis, il ne s’est pas laissé faire et sa contre attaque fut extrêmement percutante, ne ménageant personne, notamment les deux grands poids lourd de l’opposition tunisienne d’hier, à savoir Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki mais aussi quelques seconds couteaux type Mohamed Ben Salem, Sihem Badi et Slim ben Hamidene.

Connaissant la formidable machine de diffamation de l’officine nahdhaouie en charge de dénigrer et de salir toute personne qui viendrait sur son chemin, les jours à venir risquent d’enfler un peu plus cette guéguerre entre les Nahdhaouis en rupture de banc et le parti majoritaire.

Quoi qu’il en soit, Abdelwaheb El Hani, qui se trouve «pile poil» dans le viseur du cheikh et celui du président provisoire va certainement recevoir une nouvelle rafale d’attaques de tout genre… Le tout consistera donc pour lui de bien résister à la déferlante d’insultes et de calomnies et surtout de renforcer ses liens avec le front anti Ennahdha.

Car une chose est sûre, cet homme au talent politique certain et à la résistance militante connue de tous se trouve désormais être un des hommes politiques qui devront beaucoup peser dans le débat politique national et cela en dépit de la faible audience de son parti «Al Majd» dont l’audience est marginale, mais cet handicap est facilement surmontable pour peu qu’il trouve une place et un rôle dans les coalitions anti-Troika déjà existantes.

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