Les LPR n’ont pas été gelées, mais le gouvernement les a recyclées !

Soutenir LPR  - photo (webmanagercenter.com)La députée d’Ettakattol, Lobna Jribi, vient de déclarer au site Nawat que les ligues de protection de la révolution n’ont jamais vu leurs activités gelées comme cela a été décidé à la suite de la demande formulée par le Chef du contentieux de l’État sollicité comme le prévoit le décret-loi sur les associations par le secrétaire général du gouvernement.

Lobna Jribi a fait cette déclaration en présence du nouveau ministre de la Justice, M. Nadhir Ben Ammou, au débat sur le projet de loi sur l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire. Elle a en effet dit « la décision de geler les activités des ligues de protection de la révolution n’a pas été exécutée sachant qu’il faut une durée d’un mois légalement entre le gel et la dissolution de l’organisme, et le mois a été dépassé. »

Il faut souligner ici deux choses : la décision prise par le juge de geler les activités des LPR entre en vigueur à partir de sa notification à l’association en question. Maintenant, il s’agit d’attendre un mois pour que le secrétaire général du gouvernement entame une autre action en justice et demander sa dissolution. Et ce délai devrait s’achever le 11 avril sachant que la décision de son gel a été prise le 12 mars dernier.

En deuxième lieu, il semble que le gouvernement et Ennahdha ont trouvé un autre moyen de « recycler » les membres de ces ligues en décidant une grande campagne « d’embauche » dans les administrations et au sein des entreprises publiques au détriment d’autres demandeurs d’emploi, plus qualifiés et plus compétents. On peut prévoir que ces personnes ont été intégrées dans ces institutions afin de contrecarrer les éventuelles luttes syndicales qui s’annoncent et le prochain bras de fer attendu entre le gouvernement nahdhaoui et l’UGTT à propos justement de ces mêmes ligues et de leur implication révélée lors de leur attaque du siège de la centrale syndicale du 4 décembre dernier.

Il faut rappeler que l’une des conditions posées par Ettakattol pour faire partie du gouvernement d’Ali Laarayedh réside dans la dissolution de ces ligues de protection de la révolution.

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