Assegas ameggaz imazighens tounès ! Bonne Année 2963 !

Tribune – Demain, dimanche 13 janvier c’est le jour de l’an des berbères. Ce jour est stable et revient constamment entre le 12 et le 14 janvier selon les corrections tout comme pour le calendrier julien ou grégorien qui utilisent les corrections des années bissextiles.

Le nouvel an de nos ancêtres les berbères (et ni les gaulois ni les arabes) remonte à 950 années avant celui de Jules César. Il fait référence à des repaires agraires lesquels sont liés au cycle solaire. Ce qui est très différent du calendrier lunaire qui est glissant ou décalé d’environ 10-11 jours par an et qui rend difficile la gestion dans le temps.

Djomber, anayar, Meyres, Ebril, Mayou, Youliou, Aoussou,… l’ahsoum, et autres, pèle mêle, léyali el bidh, layali essoud, el 3azara, guérit-el-3anz, r’bi3-el-aouwel, erbi3-ethéni… etc, c’est du local. Et le local c’est nous qui sommes à 65% berbères en moyenne en Afrique du nord et dans certaines régions entre 80 et 100% berbères (Cap bon, régions de Jendouba-le Kef, tout le Nord, le Centre-Ouest, tout le Sud, Djerba et j’en passe…). Dans le Souss, montagnes du sud-ouest marocain « ils » sont berbères jusqu’à la moelle !

Beaucoup l’ignoraient mais la génétique prouve aujourd’hui et scientifiquement le contraire. Par ailleurs, tous les villages et villes commençant par la lettre « t » sont berbères comme « Tameghza, Tazoghrane, Tlemcen, Téfelloun, Tbarka, Téjerouine, Tozer, Tebessa… A vous de continuer pour également Téla, Tinja, Tétaouine et même Syphax, Gafsa,…

Notre pays Tounes est l’expression d’une appellation berbéro-judaïque car on est berbéro-maurus et/ou berbéro judaïques comme l’était l’héroïque et intrépide tunisienne de souche El Kéhina al barbaria qui s’est battue contre Okba, l’a vaincu et mis à l’écart cinq ans durant… avant qu’il n’arrive à la décapiter… Tounes, la ville qui a donné son nom à notre pays adoré, que dieu le préserve des envahisseurs, vient des twensa ou « tunes » si vous préférez ! Et ça, c’est dans nos gènes. Donc inutile de continuer à tortiller avec des arguments peu crédibles.

En descendant du ventre de nos mères on ne parle pas l’arabe et d’ailleurs Ibn Toumert et Ibn Tachfin dont le nom est significatif de leur bérbéritute avec la lettre « t » sont des berbères prédicateurs musulmans qui ont eu du mal à propager le Qoran en raison de la langue berbère. Les berbères apprenaient le Qoran par cœur, souvent sans le comprendre, comme lorsque petits enfants, nos parents nous envoyaient au Kottab. Beaucoup de Tunisiens le récitent sans pouvoir en expliquer les versets.

La « dergea » et rien d’autre, reste à ce jour, la seule langue synthétique qui intègre et traduit les différents apports culturels en s’enrichissant en permanence. Pour nous un escargot c’est une « baboucha » et non « halazouna » un poulpe c’est une « karnita » et non « okhtoubout », une grenouille c’est une « jrana » et non « dhefda3 » un serpent c’est un « hnach » et pas u « tho3bèn ». A preuve ! Keftagi, bankéji, chargbéji, kahwéji,baklawa, halwa,halqoum… c’est du turc. Salsa, pitza, macarona, sardina, latcha,bouga, macrou, taoula, makina, rouba ,sala… c’est de l’italien. Cascrout, milféille, gattou, rouba, croisson, bascoula, glass, ridou, besclette… c’est du français. Et vous persistez à dire que notre « héwia » est arabo-musulmane ? Alors que vous mangez notre couscous, nos osbanes, notre l’ahrissa barbaria, nos m’léwis du nord ouest, du pain tabouna, de la m’tabga, des f’tètes au allouch (et pas kharouf),… et surtout de la B’sissa aux dates et amandes, qui est le gâteau symbole de la fête du nouvel an, que je vous souhaite avec les meilleurs vœux.

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