Après le lait slovène, du lait turc pour parer à la (fausse) pénurie !

Il y a quelques semaines, l’achat de lait était limité à 6 packs… Puis, le consommateur s’est vu imposer une nouvelle limite de 2 packs ou 2 litres. Depuis quelques jours, cette barre de cette limite a été encore rabaissée et le Tunisien ne peut désormais acheter qu’un seul litre de lait (à la fois) chez son épicier.

Le Tunisien commence à s’habituer à cette pénurie et a, depuis longtemps, activé le système D qui consiste à acheter un litre de lait chez chaque épicier rencontré sur le chemin. Cela peut faire rire mais c’est, malheureusement la triste réalité quotidienne des pères et mères de famille dont le lait est un produit de première nécessité.

La pénurie s’étant accentuée, le directeur du commerce intérieur, Khaled Ben Abdallah explique cela par «l’absence d’importation de lait slovène, la semaine dernière en raison des festivités de fin d’année, en Europe» alors que la Slovénie doit fournir à hauteur de 250 à 300.000 litres de lait chaque semaine ! Mais allez dire ça à un père de famille !

Le lait slovène ne suffisant pas, celui de chez nous ne suffisant plus, le ministère du Commerce a décidé d’accorder des autorisations à des sociétés privées de commerce international pour l’importation de 4 millions de litres de lait supplémentaires, de Turquie, et ce, à partir du 10 janvier courant.

Un moyen de compenser les manques du stock régulateur alors que les besoins nationaux en lait sont estimés à environ 1,5 million de litres par jour, «lesquels ne peuvent pas être satisfaits, en cette période, qui coïncide avec celle de la basse lactation (de septembre à janvier)», précise le directeur du commerce intérieur qui ajoute que la pénurie de lait a été accentuée par d’autres phénomènes comme le stockage de certaines grandes surfaces, les ventes conditionnées, la spéculation, la contrebande vers la Libye ou la frénésie d’achat…

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