« SheratonGate » : Rafik Abdessalem soupçonné de malversations et d’adultère

Un article d’investigation sur le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem de la bloggeuse Olfa Riahi, publié sur son blog, a provoqué un énorme buzz dans les réseaux sociaux, au point que le hashtag #BouchlekaGate a rapidement vu le jour et centralisait les tweets sur le sujet que l’auteur a baptisé « l’affaire Sheraton ».

Rapidement, le ministre est monté au créneau pour démentir ces accusations, sur le site d’Ennahdha, celui de Mosaique FM ou encore le site Chahed.

Dans son article Olfa Riahi présente trois factures, qu’elle a réussi à se procurer, de l’hôtel Sheraton Tunis, situé à l’Avenue de la Ligue arabe, et qui concerne le gendre de Rached Ghannouchi.

Le premier élément relevé par cet article est d’abord les goûts du luxe vertigineux de notre ministre des Affaires étrangères. Les prix de ses nuits passés dans cet hôtel luxueux oscillent entre 332 et 516 dinars. Le ministre explique ses séjours à l’hôtel par le fait qu’il ne bénéficie toujours pas de logement de fonction et que les jours où il reste travailler très tard, il est « normal » qu’il passe ses nuits audit hôtel. C’est à se demander où il loge les jours où il finit son travail plus tôt !

Quant à son goût disproportionné du luxe, notre ministre n’a pas trouvé utile d’expliquer l’intérêt de débourser des centaines de dinars sur le compte de son ministère pour quelques heures dans une chambre d’hôtel ! Ça s’inscrit, à l’entendre, dans le cadre de ses fonctions !!!
Pourtant avec une voiture de fonction et un chauffeur à disposition, rentrer chez soi même à 4 heures du matin ne devrait pas poser de problème à un ministre des Affaires étrangères…

Le second élément est que deux de ses factures portent une adresse erronée de l’ambassade de Tunisie en Ethiopie. Dans quel but ? Ces deux factures ont aussi été réglées par chèque alors que la troisième l’a été en espèces, par Rafik Abdessalem en personne. Cette dernière était d’ailleurs au nom d’une certaine personne portant les initiales S.N. et portait le SPG (une sorte de programme de fidélité) de notre ministre. D’où le lien entre eux !

Les questions les plus folles tournent sur l’identité de cette personne (S.N.) qu’Olfa Riahi soupçonne d’avoir le rôle de maîtresse dans cette affaire. Pour Rafik Abdessalem, il s’agit d’une proche. La bloggeuse avait pourtant écrit avoir pris soin de vérifier « un quelconque lien professionnel ou familial avec le ministre ». En vain !

Et puis, le fait de payer la chambre de la fameuse S.N. en espèces jette le trouble quant à la volonté du ministre de ne pas laisser de traces. Ce qui aurait été moins évident avec un chèque par exemple.

Dans toutes ses déclarations, le ministre n’a jamais évoqué l’éventualité de porter plainte contre Olfa Riahi pour diffamation. C’est ce qu’aurait fait pourtant n’importe quelle personne soupçonnée à tort au lieu de se cacher derrière la même rengaine des théories du complot et de dénigrement…

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