Démantèlement d’un groupe terroriste et découverte d’une liste d’hommes d’affaires tunisiens à éliminer

Les forces de sécurité ne chôment pas ces derniers temps surtout celles qui sont chargées des enquêtes relatives aux groupes extrémistes et aux individus qui veulent entreprendre des actions terroristes dans notre pays.

Les dernières enquêtes ont déjà révélé et mis à nu plusieurs groupes de ces individus, le plus souvent proches d’Aqmi, qui projettent des actions violentes et qui sont en train de s’y préparer à travers notamment l’achat des armes qui devraient être utilisées pour réaliser leurs desseins.

La semaine dernière, les forces de sécurité avaient réussi à démanteler un réseau qui s’apprêtait à entrer en action. Cela est intervenu après les incidents qui se sont produits quelques mois auparavant à Bir Ali Ben Khelifa, et quelques semaines avant dans les régions frontalières avec notre voisin algérien.

Aujourd’hui, une source proche de la police judiciaire d’El Gorjani, et révélée par Nawat, a affirmé l’arrestation d’un groupe de terroristes qui avaient acheté des armes, des fusils d’assaut dont des armes automatiques, des Kalachnikov et autres, auprès d’un marchand d’armes contre des sommes importantes.

Ce groupe, aujourd’hui sous les verrous après une enquête d’une semaine, avait dans son viseur, semble-t-il, des hommes d’affaires tunisiens qui figuraient sur sa liste noire et donc des personnes à éliminer.

Indépendamment du péril et de la menace que représentent ces différents groupes violents, et tout en mettant en évidence les efforts des autorités compétentes en la matière qui ne lâchent pas leur vigilance et réussissent jusqu’ici à préserver le pays de la spirale et du très grand danger de la violence politique, il nous semble que la multiplication de ces faits est surtout dû au laxisme inquiétant qui s’était développé dans le pays à l’égard des tendances extrémistes, de ces groupes (associations, individus, et même des partis politiques qui conservent pignon sur rue) qui appellent à la violence politique ou sociale.

Cette complaisance et cette tolérance à l’encontre de ces groupes qui usent de la violence ne peuvent qu’entraîner le pays dans cet engrenage infernal.
Car la violence commence par les invectives et les insultes avant d’en venir aux mains puis aux armes blanches et enfin aux armes automatiques. Ce sont ceux qui protégent aujourd’hui les fauteurs de troubles (ils se reconnaîtront) qui sont les véritables responsables de cette escalade qui menace notre pays, sa sécurité et celle des citoyens.

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