Le réseau de salafistes démantelé en France aurait des liens avec le Tunisien Hassan Brik

Le démantèlement d’un réseau de salafistes radicaux le 6 octobre dernier en France aurait conduit les autorités françaises à établir un lien entre ce groupe d’intégristes et le salafiste tunisien Hassen Brik. C’est du moins ce que le quotidien Le Monde révèle ce 8 octobre qui rapporte qu’après ce coup de filet, les enquêteurs se tournent à présent vers « les ramifications éventuelles » du réseau démantelé.

Nous apprenons, toujours selon la même source, que le leader du groupe tué lors de son arrestation « aurait effectué un séjour suspect en Tunisie, cette année ». Et ce n’est pas tout. L’un des suspects arrêtés dans ce cadre de l’opération antiterroriste ne semble pas cacher « sa sympathie pour le Tunisien Hassen Brik, porte-parole d’Ansar Al-Charia, un groupe de salafistes radicaux dirigé par Abou Iyadh, recherché par la police tunisienne depuis l’attaque de l’ambassade américaine le 14 septembre », souligne le journal.

Nul doute que ces révélations augmenteront la vigilance des autorités tunisiennes par rapport aux menaces que représentent les islamistes djihadistes installés en Tunisie. Mais la question qui taraude les esprits porte sur les sources de financement de ce réseau implanté dans plusieurs pays.

À ce sujet, le quotidien français La Dépêche du Midi rapporte les informations d’Yves Bonnet, ancien chef de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il y aurait selon l’ancien responsable un lien entre le trafic de stupéfiants et le réseau salafiste qui serait par ailleurs financé par des pays comme « l’Arabie Saoudite ou le Qatar ».

Dans l’interview accordée au dit journal, Yves Bonnet jette un pavé dans la mare: « on n’ose pas parler de l’Arabie Saoudite et du Qatar, mais il faudrait peut-être aussi que ces braves gens cessent d’alimenter de leurs fonds un certain nombre d’actions préoccupantes », a-t-il renchéri. L’ancien chef de la DST va jusqu’à mettre en cause le Qatar et ses projets d’investissements à l’étranger. Le rachat du PSG en est un exemple éloquent. Sans ambages, Yves Bonnet conclut: « Il va falloir un jour ouvrir le dossier du Qatar en France, car là il y a un vrai problème ».

Ces propos laissent peser de lourdes suspicions sur les deux pays et ne manquent pas de nous questionner sur la position des Américains qui sont très certainement au fait des liens entre le Qatar, l’Arabie Saoudite et les réseaux de salafistes djihadistes.

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