Opinion – Nahdhaouis au sein du gouvernement, treize à la douzaine !

Est-on désormais au temps de la délivrance après tant d’attente et de tergiversations de toute sorte ? A priori, cette fois c’est la bonne ; on aura finalement droit à ce gouvernement qui s’est fait cruellement attendre, plongeant au passage le pays dans un tumulte de synthèses de tout genre, a fortiori de doute, également. On avait, pourquoi le nier, un sentiment de malaise à voir toutes ces discussions marathoniennes et souvent houleuses dans l’enceinte de la Constituante.

Malaise, oui certainement, à voir le peu d’empressement qu’on mettait, parmi « les représentants du peuple », pour trouver un processus à même de nous permettre d’entrevoir enfin le bout du tunnel dans lequel on s’est trouvé embringué, sinon voir un ciel dégagé, un horizon clair où on pourrait contempler la clarté d’un nouveau jour, vraiment !

On annonce (ouf !) que le nouveau gouvernement, conçu par le Premier ministre Hamadi Jebali et béni d’ores et déjà par le président Mohamed Moncef Marzouki, sera connu cet après-midi. Du moins, il sera présenté aux membres siégeant à la Constituante, pour approbation, plutôt pour l’avaliser. Il en est temps, diriez-vous ? Pas forcément, car rien ne nous oblige, vraiment, à anticiper. La patience est désormais notre credo, et nous avons appris à attendre, à souffrir s’il le faut, jusqu’au bout. Avant de nous annoncer !

On conçoit que le néo chef du gouvernement aurait sûrement eu à passer un bon nombre de nuits blanches, essentiellement après le ballon d’essai qu’on a lancé depuis plus de deux semaines. Comme il a eu toutes les peines à tenter toutes les élucubrations possibles afin de ramener « son équipe » à des proportions plus ou moins logiques, pour finalement n’en titulariser « que » quarante-et-un membres, soit trente ministres et onze secrétaires d’État.

On ne sait d’ailleurs pas pourquoi ce dernier chiffre, « onze », colle indéniablement à Ennahdha, si on peut se fier à une dépêche de l’AFP, annonçant, hier, que 11 éléments du nouveau gouvernement, seulement, font partie d’Ennahdha. Toujours d’après l’AFP, citant des sources politiques et des médias nationaux tunisiens, Ennahdha devrait cependant occuper les ministères régaliens, à savoir l’Intérieur, les Affaires étrangères et la Justice. Ce qui conforterait en outre les révélations de Mosaïque FM, avançant les noms, respectivement, de Ali Laarayedh, Rafik Abdesselem et Noureddine B’hiri.

Ceci, bien entendu, officiellement. Ce qui ne peut nous empêcher de nous demander combien sont-ils, parmi les autres « élus » du chef du gouvernement, à sympathiser avec Ennahdha…

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