Amnesty international Tunisie dresse le bilan de son travail

Opprimée comme tout le reste des fédérations et associations militant pour les droits de l’homme, Amnesty International n’a jamais été la bienvenue en Tunisie à l’époque de Ben Ali. Considérée comme l’un des mouvements indépendants les plus puissants au monde en matière de défense des droits de l’homme et d’organisation d’actions pour prévenir et empêcher toute atteinte grave à l’être humain, ses courants de pensée ou sa liberté d’expression Amnesty International se devait de reprendre son activité en Tunisie après le 14 janvier.

C’est ainsi que le mouvement a organisé, le 27 septembre 2011, une conférence de presse pendant laquelle il a invité les différents partis politiques et les indépendants Tunisiens se présentant à l’assemblée constituante. Cette invitation avait pour objectif de discuter avec les représentants politiques sur les différentes mesures d’un manifeste qu’Amnesty a mis en place, d’avoir les signatures d’accord sur ces points et la promesse de les exécuter.

Le manifeste compte en totalité dix mesures relatives au respect total des droits de l’homme, à la limitation du pouvoir des agents d’ordre, le racisme et la torture, la violence contre les femmes et la justice tunisienne. 53 ont répondu présents, la majorité étant des représentants de partis politiques. Amnesty dresse ainsi le bilan de ceux qui ont signé le manifeste et qui sont plus de 30 partis et 6 listes indépendantes. Entre autres, le mouvement Ettajdid, le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (POCT), le Parti démocrate progressiste (PDP) et Afek Tounis ont signé sans réserve. Quant à Ennahdha, le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDLT) ou le Congrès pour la république (CPR), ils ont préféré ne pas le signer.

Vous trouverez dans ce lien la liste complète des partis avec leur position par rapport au manifeste: ici

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