300 mille Israéliens suivent le modèle arabe : «Walk like an Egyptian» !

Tout le monde sait qu’Arabes et Israéliens sont frères ennemis et surtout, depuis la création de l’État d’Israël en 1948. Mais, ils ne sont pas frères ennemis en tout ! La preuve : 300 mille Israéliens suivent le modèle «mobilisation» arabe pour réclamer et obtenir la «justice sociale» et un État providence.

Ainsi, la grogne avait commencé le 21 juillet. Les indignés israéliens avaient implanté des centaines de tentes dans les artères des grandes villes, et ce, contre la hausse des prix, en particulier des logements. Puis Netanyahu avait cédé devant leurs revendications, d’autant plus que le samedi 30 juillet, les Israéliens sont descendus en masse dans la rue. On parlait de plus de 150 mille personnes. Netanyahu avait, alors, promis des logements sociaux, mais également «et à desserrer l’emprise sur l’économie d’une vingtaine de «tycoons» (groupes de financiers qui détiennent les clés économiques du pays), représentant les plus puissants holdings familiaux financiers et industriels». Les manifestants ont également provoqué la chute du directeur général du ministère des Finances, Haïm Shani, contraint de démissionner.

Cependant, la crise n’est pas encore désamorcée puisque plus de 80 % des Israéliens soutenaient les manifestants, et ce, selon un sondage, car «une majorité d’Israéliens ont le sentiment d’être des laissez pour comptes de la prospérité».

Du coup, samedi dernier, l’État de Ben Gourion a connu la plus importante mobilisation de son histoire concernant des sujets sociaux. Ce sont 300 mille personnes qui sont descendues dans les rues de Tel-Aviv, mais également dans d’autres villes. Et tels les Tunisiens, les Égyptiens, les Libyens ou encore les Syriens, les Israéliens ont leurs revendications mettant en avant le peuple : « Le peuple exige la justice sociale », « le peuple contre le gouvernement », « nous voulons un État providence, tout de suite », pour signifier leur désir d’une construction massive de logements pour faire baisser le prix des locations, la hausse du salaire minimum, une taxe sur les loyers inoccupés et l’école gratuite à tout âge.

Il est vrai que ce ne sont pas les mêmes revendications dans les pays arabes qui ont connu ou connaissent encore la Révolution. Mais si les Arabes n’avaient pas commencé, suivis par les Européens (Espagnols et Grecs), est-ce que les Israéliens auraient manifesté ? D’autant plus, qu’il y avait même des manifestants qui portaient des pancartes avec «Walk like an Egyptian». Ce qui veut tout dire !

Alors après le «printemps arabe», le «printemps israélien» ? Et les Palestiniens pourront-ils en profiter ?

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