L’OTAN a laissé mourir de faim et de soif 61 migrants vers Lampedusa

Un hélicoptère a survolé le bateau, leur a jeté des bouteilles d’eau et des paquets de biscuits. Les pilotes, habillés en militaire, ont fait signe aux passagers de garder leur position et d’attendre un bateau de sauvetage. L’hélicoptère est parti, mais personne n’est venu. 16 jours plus tard, 61 sont morts.

L’enquête du Guardian est fracassante. Les Italiens affirment avoir « informé Malte que le bateau se dirigeait vers leur zone de recherche et de secours ». Malte a nié avoir eu le moindre contact avec le bateau. 72 personnes étaient à bord dont une majorité d’Éthiopiens. Parmi les 72, il y a 20 femmes et deux enfants dont l’un avait à peine un an.

A cours de carburant, d’eau et de nourritures, les vagues et les courants les ont faits dériver. A un certain moment, ils se sont approchés d’un porte-avion. Ils étaient si près qu’il est impossible à l’équipage du porte-avion de ne pas voir le bateau. Les migrants ont vu deux avions décoller et les survoler à basse altitude. Ils se sont dressés sur le pont tenant, à bout de bras, les deux bébés affamés.

Aucune aide n’est venue. Incapables de diriger le bateau à cause des courants, ils ont ensuite été éloignés du porte-avion. Le Gardian est arrivé à la conclusion que c’est le porte-avons français Charles de Gaulle qui était sur place et qui n’a pas porté secourir aux naufragés. La Marine française a catégoriquement démenti les affirmations du journal britannique.

En France, la non-assistance à une personne en danger est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.

Le bateau, parti de Tripoli le 25 mars, a fini par s’échouer sur les côtes de Zlitan, toujours en Libye. Selon un survivant, chaque matin les passagers se réveillaient sur les cadavres des leurs qu’ils jetaient par dessus bord 24 heures après.

Seuls 11 ont donc survécu à la faim et à la soif, dont l’un est décédé juste après l’échouage. Un autre survivant a fini par mourir en prison… Les forces de Kadhafi les ont, en effet, arrêtés et détenus pendant quatre jours.

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