Appel de détresse des familles des otages tunisiens du navire Hannibal II

Voici maintenant 3 mois que le Hannibal II est pris en otage. Le navire a été détourné le 11 Novembre 2010 à 860 milles nautiques à l’est de la Corne de l’Afrique par une dizaine de pirates somaliens armés. Immatriculé au Panama, le paquebot est exploité par l’armateur tunisien GMT (Gabes Marine Tankers), propriété de l’homme d’affaires Férid Abbes.

L’équipage est constitué de 30 personnes dont 22 tunisiens. Les appels à l’aide des familles de ces derniers ne cessent de se multiplier. Leur inquiétude augmente de jour en jour vues les conditions déplorables de cette prise d’otages. Menacés par des armes, privés d’eau, de nourriture et d’électricité, les familles des otages tunisiens lancent un appel de détresse urgent au gouvernement et aux parties concernées afin d’intervenir et accélérer le processus de libération des otages.

La dernière mobilisation de ces familles est celle du 3 Février 2011 devant les locaux de la GMT. Ces derniers ont pu après tant d’insistance décrocher une entrevue avec M. Férid Abbes afin de demander un peu plus de soutien de la part de la compagnie et de connaitre l’avancement du sujet.

Bochra Ben Algia, sœur de Bechir Ben Algia, un des otages d’Hannibal II, a accepté de répondre à nos questions.

Après 3 mois de captivité, pouvons nous savoir exactement quel est l’état des lieux pour les otages du navire Hannibal II et pour leurs familles?

Bochra Ben Algia: Nous souhaitons vraiment avoir des réponses plus claires et plus franches de la part de la GMT. Nous sommes très inquiets pour nos proches et pour les conditions de leur captivité. Depuis trois mois, on entend le même discours de la part de M. Abbas (encore en négociation, à qui payer la rançon) et nous voulons vraiment avoir des informations plus précises et des garanties que nos proches en otage n’ont pas été oubliés.

Est ce que vous parlez à vos proches en otage fréquemment et qu’est ce qu’ils vous disent?

B.B.A: On entend leur voix rarement, presque une fois par mois, quelque fois plus. Ils nous ont parlé de conditions pénibles et invivables.

Un mystère entoure la valeur de la rançon demandée par les pirates, qu’en est il?

B.B.A: La somme au début était de 8 millions de Dollar par la suite le commandant de bord Faouzi Fradi dans son dernier téléphone a indiqué qu’elle est descendue à 3 millions de Dollar.

Comment envisagez vous le combat pour libérer vos proches?

B.B.A: Notre combat doit continuer. Ceci est sans appel. Nous espérons avoir plus de soutien médiatique et être informés de ce qui se passe réellement. Nous nous battons maintenant afin de décrocher un rendez-vous avec le premier ministre pour demander la libération de nos proches.

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