Samia Abbou : « Le rapport de la Cour des comptes est apte a faire exploser 90% du Parlement »

Les réactions se multiplient suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur les résultats du contrôle du financement des campagnes électorales de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2019. Un rapport qui épingle plusieurs partis et personnalités politiques.

Pour Samia Abbou, députée du Courant démocratique, ce « rapport de la Cour des comptes est une ‘bombe’ apte a faire exploser 90% du Parlement dans sa composition actuelle ». En d’autres termes, ce rapport pourrait être une base pour dissoudre le parlement.

Lors de son intervention durant la séance plénière consacrée au Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), ce jeudi 12 novembre 2020, elle a d’ailleurs appelé le Parquet à réagir et à imposer des sanctions financières à quiconque est impliqué dans ces crimes électoraux.

Rappelons que ce rapport a été remis récemment par le premier président de la Cour des comptes et président de la Cour de discipline financière, Néjib Ktari, au président de la République, Kais Saied, au chef du gouvernement, Hichem Mechihi, et au président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Rached Ghannouchi.

Ce rapport relève plusieurs infractions. Les contrôles menés sur les campagnes électorales ont, en effet permis de constater des infractions liées aux états financiers des candidats, à la légitimité des financements et dépenses, et au respect du décret-loi n 87, portant organisation des partis politiques.

Fadhila Gargouri, présidente de Chambre à la Cour des comptes a même souligné, lors d’un point de presse, que les candidats ou les listes candidates, qui ont commis ces infractions électorales, seront privés, entièrement ou partiellement, de la subvention publique liée au remboursement des dépenses électorales.

S’agissant des infractions financières, Gargouri a fait savoir que 347 listes candidates aux législatives et 8 candidats à la présidentielle n’ont pas présenté leurs états financiers, violant ainsi le principe de transparence financière inscrit sur la loi électorale. Et dans ce contexte, ces infractions sont passibles de peines prévues par le code électoral.

Hier, elle a ajouté hier que certains comptes bancaires des partis politiques manquent de transparence et que certains de leurs financement sont illégaux.

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