En Tunisie, plus de 40% des constructions sont anarchiques

Le président de la fédération nationale des municipalités, Adnane Bouassida est revenu sur l’affaire du décès d’un citoyen à Sbeitla lors de la démolition d’un kiosque anarchique.

Avant toute décision de démolition, il existe un ensemble de procédures légales qui doivent être respectées, a-t-il expliqué ce mercredi 14 octobre 2020 sur Diwan fm.

La même source a indiqué que dans un premier temps, le bâtiment anarchique est inspecté par la police municipale ou la garde municipale, puis son propriétaire est convoqué et un procès-verbal est rédigé à cet effet, de sorte qu’une décision de démolition est prise ultérieurement et le propriétaire est informé de la décision mais pas de la date de sa mise en œuvre.

Bouassida a souligné l’amplification du phénomène de construction anarchique en Tunisie. Selon ses dires, 43% des bâtiments ne sont pas construits légalement et sont même la cause des inondations à l’intérieur des villes en raison du manque d’urbanisme.

Plusieurs limogeages ont été annoncés en conséquence du tragique incident survenu à l’aube du mardi 13 octobre 2020, durant lequel une citoyen est décédé suite à la démolition d’un kiosque anarchique par les équipes de la municipalité de Sbeitla alors qu’il y dormait.

La présidence du gouvernement a annoncé le limogeage du gouverneur de Kasserine et du délégué de Sbeitla. Il a également été décidé de limoger le chef du district de sécurité nationale et le chef du poste de police municipal de Sbeitla.

Une enquête a été ouverte sur les circonstances de l’incident, et l’opinion publique sera informée de ses résultats le plus tôt possible, ajoute la Kasbah.

Notons que suite à cette tragédie, la tension est monté d’un cran à Sbeitla, où des manifestations violentes ont éclaté. Les manifestants ont d’ailleurs incendié un véhicule des services municipaux. Plusieurs routes ont été également fermées et bloquées par les protestataires.

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