Amnesty International répond à Saied : « Il est temps d’en finir avec la peine capitale »


Le président de la République a relancé le débat autour de la peine capitale en Tunisie sur fond du crime atroce commis récemment contre le jeune Rahma, à Ain Zaghouan à Tunis.

En effet, lors d’un Conseil de Sécurité Nationale, Saied s’est dit pour la peine capitale en Tunisie lorsqu’il s’agit de crime de ce genre.

Quelques instants plus tard, c’est l’ONG Amnesty International qui répond au président de la République, appelant l’Etat tunisien à aller dans le chemin de l’interdiction de la peine de mort en Tunisie.

En effet, sur son compte Facebook Amnesty International Tunisie a appelé l’Etat tunisien à honorer ses engagements envers les Nations Unies. « Il est temps d’en finir avec la peine capitale », a-t-on communiqué.

 

#الإعدام_ليس_الحل“على الدولة التونسية الإستمرار في تطبيق التزامها أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة لقرار إيقاف…

Publiée par Amnesty International Tunisia sur Lundi 28 septembre 2020

 

 

Hier lundi 28 octobre, le président de la République s’est dit clairement pour la peine de mort dans ce genre de crime, tout en assurant tous les droits de défense à tous les accusés.

« Le texte existe », a-t-il insisté, rappelant que la loi tunisienne autorise toujours la peine de mort, mettant en garde contre la détérioation de la situation sécuritaire en Tunisie appelant les forces de sécurité à fournir plus d’efforts.

Le chef de l’Etat a promis dans ce sens que ces criminels d’auront plus aucun droit à la grâce, quoi qu’il en soit.

L’affaire Rahma, assassinée à Aïn Zaghouan, secoue encore l’opinion publique. Un meurtre qui a relancé le débat sur la peine capitale et les limites de son application en Tunisie.

Le secrétaire général de l’Organisation contre la torture en Tunisie, Mondher Cherni, a expliqué, ce lundi 28 septembre 2020, que l’exécution de la peine de mort n’a pas été mise en œuvre en Tunisie depuis des décennies.

D’ailleurs, après la révolution, la peine de mort prononcée contre plus de 100 personnes en Tunisie a été remplacée par la perpétuité.

Rappelons que la jeune Rahma a été braquée, violée puis jetée dans un ruisseau près de l’autoroute de la Marsa.

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