Tunisie : La désignation de Mechichi « embarrasse » les partis politiques

La désignation surprise du ministre de l’intérieur Hichem Mechichi en tant que nouveau chef du gouvernement constitue une rupture par rapport aux anciennes désignations et marque un retour aux compétences de l’administration tunisienne.

Selon le politologue Abdelatif Hanachi, la désignation de Hichem Hannachi souligne cette volonté du président de la République, Kais Saied a renouer avec la tradition instaurée par Habib Bourguiba, à savoir « mettre en avant une compétence de l’administration prônant la loyauté institutionnelle pour l’Etat tunisien », a-t-il estimé, dans un entretien à l’agence TAP.

Candidat surprise

Il évoque deux constats, le premier a trait à l’indépendance du nouveau chef du gouvernement désigné et le deuxième est son absence des listes des noms proposées par les partis politiques.

Selon Hanachi, « la nomination de Hichem Mechichi embarrasse même les partis qui ont voté pour lui comme ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement sortant d’Elyes Fakhfakh, sachant qu’Ennahdha, le Courant Démocratique, le mouvement Echaab et Taya Tounes, ont voté pour Mechichi lors de la séance plénière consacrée au vote de confiance pour le gouvernement Fakhfakh.

Les hommes d’affaires out !

Il est, par ailleurs nécessaire de mettre en place un gouvernement de salut national dont les principaux objectifs sont le retour de l’équilibre des finances publiques, la relance de l’économie et l’amélioration du pouvoir d’achat des Tunisiens, estime Mechichi.

Dans ce contexte, il conseille d’éloigner les hommes d’affaires et le secteur privé dans la nomination des postes ministériels afin d’éloigner la gestion de l’Etat des conflits d’intérêts.

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