Les « tension » entre le Parlement et le gouvernement au coeur de la réunion Saied-Fakhfakh

Le président de la République, Kaïs Saied a reçu, ce mardi 7 juillet 2020, le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh au palais de Carthage pour une réunion axée sur plusieurs questions en rapport avec la situation politique générale et notamment les derniers développements concernant les rapports entre le gouvernement et le Parlement.

Selon un communiqué de la présidence de la République, leur entrevue a surtout porté sur l’affaire du conflit d’intérêts impliquant le chef du gouvernement et qui fait actuellement l’objet d’un examen à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les membres de la commission de la réforme administrative et de la bonne gouvernance à l’ARP ont décidé de charger un expert d’étudier les dossiers présentés par le ministère de l’Environnement à cet effet, car les explications du ministre n’étaient pas convaincantes pour eux.

Un autre expert spécialisé en marchés publics sera chargé d’examiner le cahier de charge, y compris les modifications qui y ont été introduites.

« Les marchés publics conclus avec la société Valis, dont le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh est actionnaire, sont conformes au décret 39 régissant les marchés publics au titre de l’année 2014 », avait laissé entendre hier lundi 6 juillet, le ministre de l’Environnement Chokri Ben Hassen.

« Toutes les étapes de conclusion des marchés publics ont été suivies, depuis l’élaboration des cahiers des charges jusqu’à l’opération de soumission et elles ont été décidées par la haute instance de la commande publique », a-t-il dit lors d’une séance d’audition tenue lundi au Parlement, par la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics.

Le président de l’INLUCC a estimé que Fakhfakh a violé la loi et la Constitution en assurant la gestion de trois entreprises alors qu’il exerçait ses fonctions à la Kasbah. Tabib a ajouté que l’instance estime que les contrats signés entre les entreprises d’Elyes Fakhfakh et l’État devraient être résiliés, d’autant que ces contrats ont été conclus après sa nomination à la tête du gouvernement.

Plus de 70 députés ont signé une pétition pour retirer la confiance au Chef du gouvernement. C’est Hsouna Nasfi, président du groupe parlementaire de la Réforme nationale, qui avait confirmé que 73 députés avaient signé la pétition pour retirer la confiance au gouvernement Fakhfakh.

Toute cette affaire a envenimé la situation politique ; affaire à laquelle il faut ajouter les relations tendues avec le mouvement Ennahdha, ce parti ayant annoncé en fin de semaine qu’il réévaluera sa position du gouvernement et de la coalition.

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